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Bonne lecture à vous.


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Londres, 1829

En pleine révolution industrielle, les maisons d'ouvrier de style victorien poussent dans la capitale à toute vitesse. Londres vient de se doter du Metropolitan Police Service, mais les nouveaux postes de police ne suffisent pas à endiguer la criminalité toujours plus virulente.

Les gangs se livrent une guerre sans merci pour le contrôle des différents secteurs de la ville. Certaines familles bien installées comme les Williamson à Wapping font face à de nouveaux arrivants qui comptent bien s'approprier leur part du butin...

***

Journal de Julian
Le 29 novembre 1829

Ce matin en remontant Brewhouse Lane vers St Peter's on a croisé deux bobbies en uniforme. Pitoyable. Comme si le gouvernement allait pouvoir nous empêcher de mener nos activités à bien dans le quartier. Je crois qu'ils surveillent suite à notre juteuse opération sur ce vieux couple de riches français qu'on a détroussé hier soir à Wapping gardens. Quels idiots ces français aussi, se balader à une heure pareille dans un des quartiers les plus mal famés de Londres !

Papa a l'air inquiet cependant. Il a convoqué le cercle rapproché de la famille à notre retour de l'église. On verra bien ce qui se passe, pour le moment je dois patienter le temps que le bon vieux pasteur Evans finisse de prêcher. J'imagine qu'il pense que je prends des notes... On passe le temps comme on peut.


***

3 décembre 1829
Chère Meg,

Comme j’ai hâte de vous revoir, à l’occasion de mon anniversaire. Père m’a dit, que vous passeriez à Whitechapel, ce vendredi en 8, et qu’à cette occasion, nos familles seraient réunies, avant la trêve des confiseurs.
Mon clan a prévu, en secret, une cérémonie rituelle de passage, à mon intention. Je l’ai appris, en laissant traîner mes oreilles, dans un bouge de Bethnal Green. Je sens que ce sera mémorable, et je compte particulièrement sur votre présence.

Pour ce qui concerne le quotidien, rien de bien nouveau. Les soirées en taverne à Covent Garden et les « sorties » de théâtre. Les échauffourées, avec le gang de Wapping, sont de plus en plus fréquentes. Je crois, que notre dernière incursion, sur les docks, a fortement déplu à Williamson. Ils se sont fait délester, de plusieurs centaines de livres, de marchandises. Les nôtres étaient euphoriques.
Nous aurons l’occasion, de nous délecter de ces histoires, lors de ma soirée d’anniversaire.

A très vite. Amicalement,
Robine.


***

Le 7 décembre 1829
Edward,

J'ai appris ce matin que tu est rentré blessé au côté droit, un coup de couteau ?
Encore un coup de ces fichus Irlandais j'imagine ! La situation semble s'aggraver de jour en jour.
Comme l'a dit papa, depuis la semaine dernière la guerre des clans est déclarée.
Non seulement ils essayent de s'accaparer notre terrain de chasse mais maintenant ils s'attaquent à nous directement !

Un Williamson ne se laisse pas si facilement abattre, je sais que tu te remettras vite.
De mon côté, ça va faire une semaine que je traîne au nord de Wapping. Je pense avoir enfin trouvé le moyen de m'infiltrer chez les irlandais : ils organisent vendredi une soirée pour l'anniversaire de la fille du patron. J'ai fait en sorte de me faire connaître dans les pubs qu'ils fréquentent à Bethal Green, et de laisser entendre que j'étais disposé à rendre n'importe quels "services" rémunérés au juste prix.

Embrasse maman pour moi et remets toi vite sur pieds,
Julian


***

12 décembre 1829
Chère Seanmhair, ¹

Votre présence, nous a fortement manquée, hier soir. Máthair ² m’a dit, que votre santé, ne vous avait pas permise, de vous déplacer, jusque Londres. Je suis sûre, que vos yeux auraient brillé de mille feux, au son des bodhráin ³. Athair ⁴ a vu les choses en grand, nous étions plus de 50 à boire et à danser. J'ai dû monter, sur la table, pour exécuter le step traditionnel. Un rituel de passage, qui ne vous ferait en rien rougir.

Mais, il faut que je vous avoue, que le plus beau cadeau de la soirée, fût la rencontre avec Julian. Comment vous le décrire, sans sombrer dans la fougue, causée par mon trouble. Il est tellement charmant et drôle, totalement différent, de mes frères d’arme. Je ne saurai l'exprimer mieux, les mots me manquent.

J’ai hâte, de vous le présenter, quand votre sale toux, vous aura quittée.

Avec toute mon affection, votre Robine.


***

Le 12 décembre 1829,
Très chère Robine,

Je me permets de vous faire parvenir ce mot suite à cette merveilleuse soirée que j'ai pu partager hier soir avec vous et votre entourage. Il faut dire que votre famille et vos amis font preuve d'un enthousiasme à faire frémir même le plus flegmatique des Anglais !

J'espère avoir tant bien que mal dissimulé mon embarras lorsque les vôtres m'ont poussé vers vous, ne connaissant que fort mal vos danses j'imagine avoir été un cavalier lamentable. Vous vous êtes distinguée avec beaucoup d'élégance tandis que j'improvisais des pas peu réglementaires. Je dois vous avouer que j'ai passé un excellent moment, tout ridicule que j'aie pu être. Vos proches ne semblent heureusement pas m'en avoir tenu rigueur.

Si je vous écris c'est en fait pour vous dire que m'avez saisi par votre charme éblouissant. Puis-je vous proposer de m'accompagner vendredi soir au Running Horse ?

J'espère vous revoir bientôt,

Julian


***

13 décembre 1829
Très cher Julian,

Vos mots ont trouvé une douce résonance en mon cœur, et je peux vous certifier, qu’il est, bien loin de moi, de vous avoir trouvé ridicule, dans l’exercice du hornpipe. Vous m’avez tout au contraire, prouvé, que vous aviez beaucoup d’application et d’aplomb, et même un certain sens de l’autodérision, qui n’est pas propre aux amis que je fréquente, quotidiennement.

Je serais, bien entendu, plus qu’enchantée, de vous accompagner, dans le Mayfair. Le Running Horse a une excellente réputation culinaire, et j’espère, que nous aurons, à cœur, de faire un détour par Covent Garden, afin d’applaudir un spectacle de Punch et Judy. Je suis impatiente d’être à vendredi,

A très vite, votre dévouée Robine.


***

Journal de Julian
Le 13 décembre 1829

Me voilà dans de beaux draps. Je ne sais pas trop dans quoi je me suis embarqué.
Je ne peux pas m'arrêter de penser à Robine. Son rire, sa beauté farouche, sa vivacité d'esprit...
Je suis à la fois heureux et embêté d'avoir reçu une réponse positive. J'ai trop peur de lui avouer dans quelles circonstances nous nous sommes rencontrés : au départ ma famille m'a envoyé chez eux pour les espionner. Elle m'en voudrait à mort et tout serait fichu, c'est sûr. Mais je ne peux pas continuer à lui cacher bien longtemps, sinon ce sera pire. Comment faire ?


***

13 décembre 1829
Chère Meg,

J’avais hâte, d’exprimer mon ressenti, sur cette théâtrale soirée d’anniversaire. J’ai bien senti dans votre regard, que rien de ce qu’il s’était passé, ne vous avait échappé. Et le départ prématuré, de votre famille, ne nous a guère laissé de temps, pour parler de lui.

Je dois faire l’aveu, que je suis complètement bouleversée, depuis cette rencontre. J’ai le cœur qui bat plus fort, à chaque souvenir, de son regard rieur, de sa main dans la mienne, et de nos rires complices. Et aujourd’hui, j’ai reçu, cette simple mais tellement touchante missive, où il me révèle, que cet émoi serait réciproque.
Nous avons rendez-vous, vendredi soir, et je vous admets, mon empressement fébrile d’y être.

Je vous partagerai cette aventure, dans un prochain échange,
A très vite. Amicalement,
Robine.


***

Le 17 décembre 1829
Père,

Je suis effondré en apprenant cette terrible nouvelle. Comment cela a-t-il pu arriver ? Le docteur Jones nous avait pourtant assuré qu'Edward s'en sortirait ? Je fera bien sûr en sorte de revenir samedi pour l'enterrement. Je vais devoir me faire discret, les irlandais commencent à m'accepter comme l'un des leurs et il ne faudrait pas qu'ils apprennent d'où je viens.

Si je partage votre douleur, j'ai du mal à comprendre cependant comment l'assassinat de la fille de leur chef pourrait améliorer la situation. Je suis d'accord que nous devons leur faire comprendre que Wapping nous appartient, mais entrer ainsi dans un cercle de violence ne fera qu'empirer notre situation. J'ai bien peur que nous comptions dans les prochains jours de nouvelles pertes si une guerre sanglante venait à débuter. N'y a-t-il pas une autre manière de mettre à profit mon infiltration dans le clan Irlandais, plutôt que ce projet macabre ?

Nous aurons l'occasion d'en discuter plus en détail mercredi matin et pendant les fêtes de Noël. Je pense fort à vous tous en ces moments difficiles.
Julian


***

19 décembre 1829
Très cher Julian,

Je tenais tant à vous remercier, pour cette merveilleuse soirée. Vous avez cédé à tous mes caprices, le cottage-pie, la Guinness, qui je l’avoue, m’a un peu tournée la tête. Et cette promenade digestive, près de St. Paul's Church, le spectacle, de Punch et Judy, juste inénarrable, tout était fabuleux, et vous, plus encore.

J’espère, que ma demande, de vous revoir prestement, ne fait pas de moi, une dévergondée. Je promets, que cette fois, vous aurez le choix des divertissements.

Hâte de vous lire,
Avec mon affection, votre dévouée Robine.


***

Le 20 décembre 1829
Ma tendre Robine,

J'ai passé un moment magique en votre compagnie. Vous êtes parvenue à me faire oublier mes croyances en matière de boisson et je dois reconnaître que la Guinness est un breuvage de caractère, à l'image du tempérament des Irlandais ! Je brûle de vous revoir également et j'espère que nous pourrons bien vite nous retrouver.

J'ai toutefois un bien triste aveu à vous faire. J'ai évité jusqu'à présent de mentionner mon nom de famille, car vous l'auriez reconnu. Je suis un Williamson, cette même famille qui se bat avec la votre depuis quelques semaines pour le contrôle du quartier des docks. Si je me suis fait connaitre de votre famille ces derniers jours, c'est au départ suite à la demande de mon père qui voulait s'informer sur vos projets et la manière de prendre le dessus.

Tout a changé depuis que je vous ai rencontrée lors de votre fête d'anniversaire, et j'ai terriblement peur de votre réaction. Je me suis toutefois rendu à la raison et je comprends que je ne peux pas cacher la vérité plus longtemps. Mon coeur ne bat que pour vous ces derniers jours et je peux vous assurer que tout ce que nous avons vécu vendredi était bien réel et pas une obscure machination visant à vous espionner.

Je comprendrais naturellement votre déception, même si je prie pour que vous acceptiez tout de même de me laisser une chance. Je dois rentrer auprès des miens dans les jours qui viennent pour fêter Noël et je tenterai à tout prix de convaincre mon père de trouver une solution pacifique au conflit qui divise nos familles.

Mon sort est maintenant entre vos mains.
Avec toute mon affection,
Julian


***

Le 21 décembre 1829
Julian, mon Aimé,

Je ne peux vous en vouloir, d’être loyal, à votre clan, et je suppose, qu’il faut bien du courage, pour m’avouer, par-delà, vos sentiments, l’hostile dessein, qui est à l’origine de notre rencontre. Mais ce funeste projet est aussi à l’origine de notre chance. Sans cette audacieuse machination, nous ne vivrions pas cette belle romance.

Je tiens, déjà, tellement à vous, et j’espère, réellement, que vos efforts, auprès des vôtres, pour trouver un épilogue pacifiste, aboutiront. Mais je ne suis guère convaincue. La haine, entre nos gangs, n’est pas née d’hier, et la douloureuse perte de votre frère n’aidera pas dans le sens de la modération, j’en ai bien peur. Ô Julian, Julian, pourquoi êtes-vous Julian ? Renoncez à votre père et abjurez votre nom ; ou, si vous l’aimez mieux, jurez seulement d’être mon amant, et je cesse d’être une O'Hara.

Mes tendres pensées vous accompagnent.

Hâte de vous retrouver, votre Robine.


***

Le 23 décembre 1829
Ma chère Robine,

Vos mots ont trouvé une douce résonance en mon cœur et je suis profondément soulagé de voir ce poids retiré de mes épaules. Comme il est bon de n'avoir plus aucun secret pour vous !
Mes pensées vont à vous et votre famille alors que Noël, approche. Je ne doute pas des bons moments que vous allez passer ensemble, ayant pu avoir un aperçu de l'enthousiasme Irlandais en matière de fêtes.

Chez les Williamson en revanche les retrouvailles en famille s'annoncent plus tendues. Nous avons tous en nos mémoires la cérémonie des funérailles de mon frère Edward, dont l'absence créera un vide immense au dîner de demain.
La colère domine ce deuil, et les miens ont pour projet absurde de planifier votre assassinat qui selon eux rétablirait un ridicule équilibre de la douleur. Pour tout vous dire ils comptaient même sur moi pour porter le coup fatal. J'ai peur pour vous même si je sais qu'ils n'agiront pas avant Noël.
Mon père ne comprend pas mon point de vue et nous avons eu une virulente dispute cet après midi. Je ne suis pas sûr de passer le soirée de demain en famille.

Ne pouvant supporter de vous savoir en grand danger, j'ai songé à nous éloigner pour quelques temps de Londres. Je connais à Paris par la famille de ma mère de bons amis qui sans nul doute nous accueilleraient à bras ouverts. Puis-je vous voir en secret après Noël, disons samedi matin à St Paul's ? Il vaudrait mieux que nous en parlions de vive voix.

Prenez grand soin de vous, je ne peux attendre de vous savoir en sécurité à mes côtés.
Votre dévoué Julian.


***

12 janvier 1830
Chère Seanmhair, ¹

Je dois vous avoir fortement déçue, mais le cœur a ses raisons. En même temps, je sais que le caractère entier et absolu, dont j’ai hérité, c’est le vôtre. Rassurez, je vous en prie, Máthair ² et Athair ⁴. Je vais bien, le voyage pour la France fût un peu pénible, à cause des tempêtes hivernales, sur la Manche, mais le sacrifice est à la hauteur des merveilles parisiennes. Notre-Dame de Paris est réellement à couper le souffle, vertigineuse et hyperbolique.

Mon seul regret, que vous n’ayez eu le temps, de rencontrer Julian. Et si je devais faire un seul souhait, la paix entre nos deux familles, et la possibilité de nous retrouver. Si cela ne devait jamais arriver, sachez, que je ne regretterais, de toute façon, en aucun cas, mon départ. Car Julian est l’homme de ma vie.

Je vous envoie, à tous, mes pensées les plus affectueuses.
Pour toujours, votre Robine.


___
¹ : Grand-mère
² : Mère
³ : Bodhrán au pluriel. Tambour sur cadre joué avec un bâtonnet.
⁴ : Père

PROLOGUE

Sur le vieux monde d’Arvahall, deux guildes “familiales” rivales, les Capulet et les Montaigu, se livrent à des batailles sans merci. Que ce soit sur le continent des guildes contre guildes, sur les champs de batailles, en expéditions de guildes ainsi que dans les tournois joueurs contre joueurs et dès qu’ils le peuvent, pratiquent des pillages mutuels de leurs cités respectives.

Cette haine farouche a débuté il y a bien longtemps… si longtemps que les raisons initiales ont été oubliées, ne laissant place qu’à la rancœur et la vengeance. De mémoire des plus anciens des guildes, si la raison initiale est oubliée, cette guerre a commencé seulement quelques semaines après la création de Forge of Empires en 2012.

Dans ce climat exécrable, pourtant, deux jeunes gens s’apprécient. Juliette de la guilde des Capulet et Roméo de celle des Montaigu.

Auront-ils le même destin funeste que leurs homonymes qui, eux, vivaient à Vérone, il y a quelques siècles de cela ?


NARRATION

Il ne tient qu’à vous, chers lecteurs, d'imaginer plus de dialogues qui ici, auraient fait de notre récit un texte de plusieurs messages… trop fastidieux à lire. En espérant avoir réussi à vous plonger dans l’univers parfois impitoyable de FOE, nous vous souhaitons une bonne lecture.


ACTE 1 : Avant la rencontre

Deux “familles”, donc, via le jeu, s’affrontent farouchement et n’ont de cesse de se partager les premières places en tout. Roméo Montaigu est un guerrier assidu. Sa cité est axée sur les batailles, il n’est pas le dernier à combattre, à poser des sièges et être à l’affût de la moindre faille de leurs adversaires, les Capulet. Afin de savoir ce qui se trame dans la guilde rivale, il est chargé par son chef d’infiltrer la guilde des Capulet. Pour se faire, il a lié connaissance avec Rosaline membre de la guilde des Capulet, avec qui il s’entend bien. En compagnie de Mercutio et Benvolio, les trois larrons se créent donc chacun un compte sur un monde nouveau, Vingrid, et entrent, masqués grâce à un nouveau pseudonyme, dans la guilde des Capulet qui se trouve aussi sur Vingrid.

MONTAIGU : Depuis l’arrivée des champs de batailles, nous sommes moins performants que les Capulet… Roméo, je te demande de te glisser en douce dans leur guilde avec Mercutio et Benvolio pour savoir comment ils font pour y arriver.

ROMÉO - Comment faire facilement sans être démasqués ?

MONTAIGU - Ils sont aussi sur Vingrid… Tu as un compte sur ce monde ?

MERCUTIO - Non, aucun de nous n’a de compte dessus.

MONTAIGU - C’est là qu’est notre solution. Créez-vous un compte avec un autre pseudonyme et infiltrez-les sur ce monde.

ROMÉO - Aucun souci, chef ! Je reviendrai bientôt vous donner des nouvelles !

MERCUTIO - Et après cela, nous verrons bien qui des deux guildes sera la plus forte !

BENVOLIO - Pas de pitié, pas de quartiers ! Seule compte la victoire. Nous allons percer leurs secrets, nous n’en ferons qu’une bouchée !

MONTAIGU - Vous êtes les meilleurs de mes combattants, revenez avec tout ce que vous pourrez trouver !


ACTE 2 : Du coup de foudre à l’alliance

Roméo et ses amis sont dans la place, se faisant discrets, parlant peu sauf pour approuver les propos des chefs et être mieux considérés au sein de la guilde qu’ils ont infiltrée, ils lisent toutes les conversations des membres et prennent des notes. Une jeune fille, Juliette qui est en réalité la fille du chef de guilde, fait de timides remarques, tente de comprendre le fonctionnement de toutes ces batailles et rixes. Roméo est attendri et passe en messagerie privée avec elle. Ils se découvrent, s’apprécient et comme ils sont jeunes et libres de toute attache, tombent amoureux l’un de l’autre. Ils décident de quitter leurs guildes respectives et de fonder la leur en compagnie d’un joueur dont le pseudonyme est “frère Laurent”.

(Au bout de quelques heures de discussion....)

JULIETTE - Que ne pourrait-on pas jouer sans être obligé de se haïr à ce point !

ROMÉO - Es-tu sincère dans tes propos ? Tu aimerais vraiment que la guerre cesse entre les guildes ?

JULIETTE - Bien sûr. Je ne comprends pas cet intérêt à toujours essayer d’être plus fort que l’autre.

ROMÉO - Et tu penses à quoi ? Tu veux tout quitter pour fonder ta propre guilde et être débarrassée de toutes ces querelles ?

JULIETTE - Ce serait un joli rêve. Plus de contrainte, plus de haine, plus de guerre. Me suivrais-tu dans cette nouvelle aventure ?

ROMÉO - Pour toi, ma douce, je pourrais faire n’importe quoi. Même décrocher la lune, si tu me le demandais !

JULIETTE - Oh Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? Mon coeur chavire et exalte à la fois. Oh mon Roméo…


ACTE 3 : De l’alliance à la séparation

Tout ne se passe pas aussi bien que prévu. Au sein des deux guildes les Capulet et les Montaigu, l’effervescence est grande. Des messages privés virulents sont échangés entre Mercutio et Tybalt, membres des deux guildes. Ils sont tous les deux exclus du jeu. Roméo apprend qu’il est persona non grata auprès de tous les membres de la guilde des Montaigu. Juliette est malheureuse de voir que son coéquipier est banni et que Roméo ne peut plus communiquer avec les membres de sa guilde de “coeur”. Voyant cela, le chef de la guilde Capulet propose à Paris, membre d’une guilde alliée, de prendre Juliette sous sa coupe. En l’apprenant, Juliette envoie des messages privés désespérés à Capulet, ce qui provoque sa colère sauvage.

JULIETTE - Chef ! Non ! Pas la guilde de Paris ! Ce joueur est imbu de lui-même, je le déteste, je ne pourrais pas être dans la même guilde que lui !

CAPULET - Il y a trop de tensions entre nos deux guildes. Je ne veux pas que tu te fasses prendre au piège et que tu te retrouves bannie toi aussi.

JULIETTE - Je promets de ne pas m’emporter pour éviter le bannissement aussi, mais ne m’envoyez pas dans cette guilde !

CAPULET - C’est moi le chef et personne n’a encore contesté la moindre de mes décisions… Tu ne vas pas commencer !

JULIETTE - Sachez que je vais donc le faire... Mais à contrecœur...

CAPULET - Qu’il en soit ainsi ! Et pour cela tu vas d’ailleurs y aller à la fin du champ de bataille des guildes !

(Juliette pense avoir le temps de se retourner, elle continue à jouer sans trop s’inquiéter.)


ACTE 4 : Conclusion

Navré de tout cela, frère Laurent élabore un plan pour aider les amants. Il conseille à Juliette de ne pas se connecter pendant quelques jours ce qui la fera passer pour bannie ; pendant ce temps, Roméo, averti par ses soins, reviendra sur le jeu pour monter en puissance la nouvelle guilde. Juliette annonce au chef de guilde Capulet qu’elle consent à entrer dans la guilde de Paris : Capulet décide aussitôt d’avancer l’admission de 24 heures. Juliette se déconnecte et ne répond plus aux messages. Sur le jeu, un ami de Roméo, ignorant tout du plan de frère Laurent, lui annonce le bannissement de Juliette. Roméo, résolu à rejoindre sa bien-aimée dans le bannissement, envoie des MP rageurs à Paris et attend patiemment. Frère Laurent apprend trop tard que son message n’est jamais parvenu à Roméo. Il se précipite sur la cité de Roméo, mais arrive trop tard : Roméo, après que Paris ait été banni, a déjà été banni à son tour. Juliette se reconnecte, découvre que Roméo est banni et demande à ce que son jeu soit effacé.
Capulet et Montaigu se réconcilient devant tant de gâchis, remettant le jeu à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter : un moment de détente et de convivialité.

CAPULET - Finalement, j’ai changé d’avis. L’expédition de guilde sera terminée demain, donc tu pourras partir sans pénaliser la guilde. Pas besoin d’attendre plus longtemps que le champ de bataille soit terminé aussi. Notre avance est confortable.

JULIETTE - Soit ! Chef !

(Juliette, désespérée, se déconnecte et ne répond plus aux messages privés.)

AMI de ROMÉO - Salut mon gars. T’es au courant ? Il parait que Juliette s’est fait bannir à cause de Paris.

ROMÉO - Non ! T’es sûr de toi ?

AMI DE ROMÉO - Écoute ! Pas mal de joueurs disent qu’elles est bannie car elle ne s’est pas connectée depuis plus d’une semaine.

ROMEO - Et tu dis que c’est à cause de Paris ?

AMI DE ROMÉO - Ça c’est sûr !

ROMÉO à Paris - (Message trop virulent pour être affiché)

PARIS - Qu’est-ce qui t’arrive mon gars ? Je ne t’ai rien fait, calme-toi !

ROMÉO - (Message trop virulent pour être affiché)

PARIS - (Message trop virulent pour être affiché)

ROMÉO - (Message trop virulent pour être affiché)

PARIS - (Message trop virulent pour être affiché)

(Roméo et Paris sont alors bannis définitivement par l’équipe d’opérateurs. Chacun ayant signalé les messages de l’autre.)

JULIETTE - Roméo ? Tu es là ? Roméo ?

JULIETTE à Frère Laurent - Salut, tu as des nouvelles de Roméo ? Il ne répond plus à mes messages.

FRÈRE LAURENT - Salut Juliette, ça fait plaisir de te revoir. J’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer. Roméo s’est fait bannir ! Je suis arrivé trop tard… il n’avait pas lu mon message privé, probablement mélangé à tous les fils de messagerie qui existent.

JULIETTE - Oh non ! Mais pourquoi faut-il qu’il y ai tant de cruauté ! Il était gentil ! Il me donnait envie de jouer sans toute cette haine autour. Je n’en peux vraiment plus !

(Juliette envoie un message au support pour demander la suppression de son compte FOE. En quelques heures, sa requête est acceptée et son compte est supprimé de tous les mondes auxquels elle appartenait.)

CAPULET - Montaigu, nos meilleurs membres se sont fait bannir ou sont partis à cause de nos querelles. Je pense qu’il serait temps de cesser les propos injurieux pour le bien de nos joueurs et de nos guildes respectives.

MONTAIGU - Je pense que tu as raison. Cela ne peut plus continuer ainsi. Après tout, ce n’est qu’un jeu. Faisons la part des choses ! Jouons pour le plaisir et peu importe laquelle de nos guildes l’emportera. Nous devons cesser de nous en prendre personnellement à chacun. Nous avons oublié que nous pouvons nous battre virtuellement et cependant nous respecter en tant qu’êtres humains.

(Chacun des chefs fait une annonce sur la messagerie principale de leur guilde, rappelant à chacun que le respect et la courtoisie doivent être de rigueur… pour le bien de tous.)

- C'est le grand Jour, je crois, as tu fait ta valise?
Faut être bien sapé, quoi que soit la surprise.
Une gow comme toi, n'oublie pas son shampoing,
Non mais non allo quoi ?!? Tu en auras besoin.

Ils m'ont trop mis le seum par leur guerre de blases,
Depuis le moyen-âge et jusqu'à aujourd'hui,
Je ne suis pas le keum qui craindra tous ces nazes,
Allez viens on s'en va, c'est ce soir qu'on s'enfuit!

OKLM* je t'attends, près de l'observatoire,
L'univers, il est temps, fait capoter l'Histoire.
J'ai une place au Cap, rejoins moi en soumsoum,
J'ai gratté deux billets pour échapper au Boum.

- Wesh gros, c'est trop chan-mé ! Pourtant j'ai un peu peur,
T'as bien raison, je sais, malgré tout ça mon coeur
Tachycarde de ouf mais je te fais confiance,
C'est trop de sentiments, laissons nous cette chance.

La liberté m'effraie même si ces boloss
M'en priveront ici alors je dis "cassos"!
Prie Nabilla, ses saints, pour que ça passe crème,
Je te suivrai sur Mars, tu es tout ce que j'aime.

Quand nous déchirerons l'espace, mon hymen
Le sera tout autant, je te promets de ken.
Notre engin et le tien, tu vois la métaphore,
La voie lactée, les ciels, le feu du météore...

... C'est ainsi, dans le soir, que les deux amoureux
S'envolèrent confiants loin des mauvais présages,
Genre ceux du cosmos, le fracas, les ravages,
Oublieux de ce monde et les yeux dans les yeux ...

*Trad: Au calme.
 
Dernière édition:

Pusso

Empereur
Autant j'aurais pu voter pour le côté humoristique de la troisième histoire. Autant cette phrase a du mal à passer pour moi.

Quand nous déchirerons l'espace, mon hymen
Le sera tout autant, je te promets de ken.

On est sur un forum où les jeunes peuvent venir lire. Ils comprendront bien ce langage.

Finalement, pour le phrasé (et ce type de propos), c'est pour moi le pire texte parmi ceux proposés.

Pour le premier texte, j'avoue que j'ai bien aimé la retranscription de Roméo et Juliette dans un autre pays où les rancœurs existent réellement au sein d'une même nation.
Je n'y retrouve pas le côté FOE, c'est un peu dommage mais l'énoncé disait qu'il n'y avait rien d'imposé, donc c'est plutôt un bon bon texte (malgré quelques fautes). Après, une dernière relecture avant de rendre le travail final aurait pu éviter ça.


Enfin, le second texte est transposé à une période on ne peut plus moderne (celle d'aujourd'hui), tout en gardant la trame de l'histoire originale. La mort des personnages se traduisant ici par leur bannissement, est une autre façon de contourner la tragédie originale. Et, on y retrouve tout le côté FOE.

Au final, mon choix se fera entre les deux premiers textes.
 

Loup Tenace

Empereur
Texte 1
Enfin si on peu appeler ça un texte...
J'ai quand même bien aimé cette forme de présentation.

Texte 2
Quitte à transférer d'une époque "shakespearienne" à un monde FOE, je pense qu'il eu fallut ne pas garder les noms (Capulet et
Montaigu) mais les changer par autre chose. Mais cela reste original.

Texte 3
insensible à sa forme ni à son fond, très peu pour moi ce langage de "djeun's" (et oui suis très vieux :-D maintenant)
Le rappel de cette stupidité : Non mais non allo quoi ?!? d'une pseudo starlette des réseaux sociaux à faillit me faire stopper là la lecture du reste.
Pff j'ai surmonté cet obstacle mais bon j'aurai pas du.
Cela reste quand même un bel effort qu'à titre perso j'ai pas aimé.
On ne peu pas plaire à tout le monde et j'en sais quelque chose. ;-)
 

DeletedUser55700

Guest
Haha! je me suis bien amusée à vous lire tous. Le sujet n'était pas facile, et vous avez fait preuve d'originalité.

Texte 1: J'aime beaucoup la forme, elle sert bien le récit. Cependant j'ai été déstabilisé par le mélage des niveaux de langue, l'emploi de certains termes d'époque classique combiné à des expressions modernes, j'ai trouvé ça gênant.

Texte 2: J'ai adoré la transposition au monde de FOE, il y a même eu de l'effort de mettre ça sous la forme théâtrale d'origine.

Texte 3: Je ne serai pas si dure que mes prédecesseurs. Certes le language est djeuns, mais la forme a quand même nécessité un gros travail, et je sens une certaine rythmique. Comme @Loup Tenace , ce n'est pas ma tasse de thé, je salue néanmoins l'effort. Peut-être faudrait-il le mettre en musique? ;)
 
Bonsoir :)

concernant le 3ème texte, je tiens à préciser que je n'ai pas souhaité apporter de censure volontairement, et j'assume entièrement ma décision.
Je me suis, bien évidemment posé la question, mais au final, ce texte étant dans une section bien précise, sous spoiler, je reste convaincu qu'il ne sera lu que par des amateurs de littérature, ce qui réduit considérablement (bien malheureusement) le nombre de lecteur.
Au vu du nombre de votant (ne serait-ce que dans les derniers concours) nous constatons bien que ce fil peine à être suivi...
Ai-je eu tort ou pas? Telle est la question...
 

Lyuba

Navigateur
"Le libre arbitre n'est pas à l'usage exclusif des arbitres de catch à treize et de rugby à quatre."
Pierre Dac :whistle:


Bonsoir :)

concernant le 3ème texte, je tiens à préciser que je n'ai pas souhaité apporter de censure volontairement, et j'assume entièrement ma décision.
Je me suis, bien évidemment posé la question, mais au final, ce texte étant dans une section bien précise, sous spoiler, je reste convaincu qu'il ne sera lu que par des amateurs de littérature, ce qui réduit considérablement (bien malheureusement) le nombre de lecteur.
Au vu du nombre de votant (ne serait-ce que dans les derniers concours) nous constatons bien que ce fil peine à être suivi...
Ai-je eu tort ou pas? Telle est la question...
Tu n'as pas de question à te poser, et ton argumentaire est plus qu'à la hauteur, de ce que l'on attend de diversité et de modération, sur ce forum public. Merci @showXYtime d'animer ces discussions, de la partie communauté :up:
 

Barbara99

Explorateur
Un grand merci à tous ceux qui ont participé à ce défi .Bon travail .
Mon texte préféré est le N ° 3 . Les auteurs de ce texte ont choisi l'époque d'aujourd'hui. On peut supposer que l'âge de Roméo et Juliette était entre 16 et 20.
Donc je trouve très original d'écrire dans la langue des jeunes . l'intégration des GMs et l’ère des FOE est bien réussit. Le tout est très rythmé et voici mon petit critique .... il me manque la musique de rap derrière ;-)
 

FoX x ElIt3

Laborantin
J'ai lu les textes et c'est marrant cette idée. On étudie Roméo et Juliette au lycée. Je vais voter pour le 3 parce que c'est la réécriture la plus originale, même si je pense que ceux qui l'ont écrit ne sont pas des jeunes. Il y a des expressions qu'on n'utiliserait pas comme ça.
 

Lyuba

Navigateur
giphy.gif
:p
 
Bonjour à toutes et tous :)

Merci aux participants de ce concours, ce fut pour ma part, un réel plaisir de vous lire ;)
Merci aux votants, votre participation est toute aussi importante et permet de faire vivre ce concours.

Sincères félicitations à nos gagnants, @BlackKwolph et @Florn pour leur original et rafraichissant texte "La guerre de FoE n'aura pas lieu"
Vous vous partagez 600 diamants. Bravo à vous deux :)

@Lyuba et @MagicMiam n'ont pas démérité en arrivant bon deuxième avec ces lettres d'un autre temps "Robine & Julian"

Quant à Roméo & Juliette au temps de FoE, nous saluerons l'équipe @Anamatt et @Pusso
J'avoue que ça fait vraiment plaisir de voir des membres du staff FoE, s'investir dans un concours, mais cette fois, en tant que participant!

Encore un grand merci à vous six !
Rendez-vous en juin pour le concours été 2020 :)
...
 

Anamatt

Empereur
Merci ^^ On s'est bien amusé à mettre cette célèbre pièce à la mode FOE. On a voulu faire mourir aucun de nos personnages... on les a juste banni ! ^^...

Qui sait... ils se sont peut être retrouvé en IRL... mais ceci est une autre histoire. Merci à ceux qui ont aimé notre récit.
 
Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.
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