L.A. Tricité

Discussion dans 'Jeu de Rôle' démarrée par LudmillaDc, 29. Jan 2018.

  1. LudmillaDc

    LudmillaDc Forgeur d'Or

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    La cité des anges. Dorénavant ce n'est plus une mégapole brillant sous les projecteurs et les célébrités. D'une part la ville, ou plutôt ces restes, ont été avalés par la mer et de l'autre ensevelis par le désert. La quatrième guerre mondiale a tout réduit à néant, le climat est devenu difficile à supporter, il n'y plus ni végétaux ni animaux seule la communauté des trois tours (appelées MANGER, DORMIR, TRAVAILLER) survie. Située à quelques kilomètres de Los Angeles la Tricité a une vue devenue imprenable sur le désastre qui a eu lieu il y a bientôt deux siècles. Depuis les hublots des tours on ne voit que ruines, désert et mer. Jusqu'à l'horizon le paysage est monotone,même depuis les sommets aux quatre cent soixante-douzième étage de la tour MANGER, la plus haute des trois.

    __________________________________________________________

    Carmine fait partie des expéditeurs, elle a un petit bureau dans TRAVAILLER au trois cent quarante-sixième étage. Pas mal pour une fille d'institutrice des bas fonds qui faisait partie des étages à moins 30 sous la surface à la naissance !

    Son père tout comme son frère étaient décédés dans un accident dans les bas fond de la tour MANGER seize ans plus tôt, elle en avait douze alors. La révolte des rats avait fait beaucoup de victimes des deux côtés mais le décès d'un infirmier et un étudiant en ingénierie externe n'avait jamais trouvé d'explication claire à ses yeux. Le conseil avait juste conclu à un souci sur les chaudières à la marge, pas d'explosion, pas de dégâts sauf un groupe de 8 hommes morts asphyxié on ne sait pas comment. Les centaines de morts dû à la révolte ouvrière avait bien plus de conséquences alors et avait éclipsé toute enquête réelle sur ce qu'il leur était arrivé.

    Malgré ce drame sa mère lui avait donné une bonne éducation. Elle savait lire, compter plus tôt même que certain des centièmes. Grâce à cela Carmine a pu faire des études à la surface. Se révélant d'un bon équilibre physique et mental selon les tests pour la répartition des rôles elle a eu la grande chance de pouvoir choisir entre ingénierie externe (interne étant strictement réservé au plus hautes classes) et expéditeurs. Suivre les traces de son frère était son rêve, mais sa mère développa alors une insuffisance respiratoire aiguë. Pour leur survie il fallait rapidement que Carmine travaille. Entre les trois ans d'études et un stage de quinze mois rémunéré le choix fût fait pour elle.

    Sa mère était morte il y avait un an, elle avait tout de même pu l'amener au-dessus de la surface quelques mois avant. Malheureusement, comme c'était commun de mourir ainsi dans les Tricités.

    ____________________________________________



    " Bon allé les gars, j'ai fait les calculs, la zone XP32 est en sûreté dans soixante seize et pour deux cent quatre vingt treize minutes
    donc on se magne, on prépare le matos et en combi tout le monde !
    On va enfin pouvoir observer c'est quoi qui nous fou en l'air la balise."
    dit Carmine, les données météo en main affichées sur sa tablette.

    "Surtout qu'on doit revenir pour vingt deux heures pour savoir qui prendra le poste de chef d'équipe." soupir Derk en répartissant les sacs à chaque membres de l'équipe.

    " Ouais on va revenir pour ton sacre Carmine." pouffe Fran en comptant les différentes étapes sur l'écran de l'ordinateur de Carmine pour les remettre sur sa propre tablette.

    "Rien ne dit que ce sera moi, et après la disparition d'
    Ekart je ne sais pas si j'ai envie de ce poste" répond
    Carmine tout en préparant son pack et en attendant que la carte du secteur se télécharge sur la tablette.

    "
    Qui tu voudrais d'autre ?" s'exclame Derk qui récupère les rations de survie dans le frigo et les distribue" De l'étage expédition y a que toi qui ramène tes équipiers vivant et va aussi loin !"

    Carmine ne sait pas en effet qui d'autre? Mais les deux derniers chefs d'équipes ont disparu avec leurs subordonnés sur des missions standards et ils étaient les seuls à avoir de meilleurs résultats qu'elle. Deux aussi bonnes équipes disparues en moins de six mois ça la calmait.
     
  2. FENRIR NEFASTE

    FENRIR NEFASTE Banni

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    Mercredi 18 mars 186, 7h30, comme chaque matin John Johnson III entrait dans son bureau au 419ème étage de la tour Travailler. Il était l’héritier d’une des huit familles qui avaient financé la construction de la Tricité. Son siège au conseil faisait de lui un des triciens les plus influent.
    Il portait son costume gris dans lequel il espérait faire ressortir la beauté de ses yeux clairs qui étaient les seuls à ne pas avoir subi l’outrage du temps. Il posa sa veste sur la vieille chaise en polypropylène blanc qu’il avait hérité de son grand-père. Le bureau était lui aussi un souvenir du temps passé, estampillé Starck, un artiste d’avant guerre qu’il appréciait particulièrement. Le bureau trônait au milieu de la pièce comme une barque dans un lac asséché. John Johnson III ouvrit machinalement l’immense soupière en cristal qui se perdait au milieu des piles de dossier. Il prit une poignée de billes bleues, des protéines artificielles qui étaient son petit-déjeuner préféré, et il se dirigea vers l’orangerie. Il l’avait faite construire il y a quinze ans lorsque feu son père lui avait cédé son titre au conseil. Il s’installa sur le banc en fer forgé sous les palmiers pour picorer ses billes bleues. Il était pensif, des nuages flottaient dans son esprit, il regardait fixement le bassin recouvert d’un dôme de verre qui était devant lui. Les rides de son front trahissaient son impuissance face à ses tourments. Il se résolu donc à les fuir, se leva d’un bond et il appuya sur l’interrupteur qui déclencha l’ouverture du dôme. Il était l’heure de libérer Pippo 2.7. Un étrange poisson mauve et rouge nageait au milieu des nénuphars.
    - Pippo ! Pippo ! Dit John Johnson III
    Et le poisson surgit hors de l’eau, il déploya ses ailes et se mit à voler au dessus des palmiers. Après quelques tours il se posa sur son perchoir à proximité du banc.
    - Qui c’est le plus beau ? demanda John Johnson III
    - Piiiiiiiiippo répondit l’oiseau
    - Qui c’est le patron ?
    - John Johnsoooooon strida Pippo 2.7.
    Il avait commandé Pippo au laboratoire clonage de la tour Manger. Un croisement entre Carassius auratus “ Bristol shunbunkin” et Anodorhynchus hyacinthinus. Les précédentes versions n’avaient pas été, disons… très esthétique mais Pippo 2.7. était un réel succès. Un compagnon idéal pour l’homme du 419ème étage T. Certains disaient même que Pippo 2.7 était celui qui prenait les décisions au conseil.
    8h, John Johnson III allait pouvoir commencer son inspection. Il mit son oculus et pris les commandes du drone de l’atelier 73, il commença par vérifier si les cartes de pointage étaient toute validées avant d’avancer au dessus des machines. Le chef d’atelier vit le drone se mettre en mouvement et il baissa la tête l’air résigné. Il savait qu’il n’était qu’un pantin, quoiqu’il décide Big Boss allait modifier tout son planning. En effet John Johnson III préférait faire déambuler sa grandeur au milieu du bas peuple plutôt que d’affronter les piles de problèmes qui s’entassaient sur son bureau. Il remarqua une machine au ralenti, le drone se posta au dessus d’un opérateur qui semblait en difficulté. L’homme tentait de modifier les réglages pour rétablir le bon fonctionnement mais il était trop tard, la présence du drone ne fit qu’accroître son stress. Il perdit tous ses moyens et ses derniers efforts mirent la machine à l’arrêt complet. John Johnson III esquissa un léger sourire en allumant son micro.
     
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  3. LudmillaDc

    LudmillaDc Forgeur d'Or

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    Après la salle de test des systèmes médicaux puis celle des composants techniques vitaux de l'équipement, il y avait encore celle dédiée au matériel de communication et enfin les cabines pour vérifier l'hermétisme des combinaisons.
    Après ces multiples tests l'équipe expéditionnaire put enfin récupérer et préparer les trois scooters des sables et les deux quads fraîchement passés aux contrôles techniques.

    Tout était opérationnel, il ne restait plus qu'à passer les trois sas "de décompression" (faussement appelé ainsi en mémoire de la plongée sous-marine et des astronautes car en réalité ils ne faisaient qu'amener de l'air extérieur par étapes pour éviter une contamination des tours) et ils étaient prêt à se lancer.

    Cinquante quatre minutes après avoir passé toutes les étapes, le groupe attendait devant la seule porte encore opérationnel pour sortir à l'extérieur. Les énormes mâchoires verticales de huit mètres de haut sur trois de large chacune se mirent en branle.
    Les engins purent se faufiler avant même que celle-ci finissent leur lent mouvement d'ouverture.

    Le ciel était clair, pas de vent, rien dans le paysage n'aurait permis à un néophyte d'imaginer la tempête qui s’abattrait au même endroit dans un peu plus de trois heures. Les dunes étaient à cet endroit les seuls repères mais elles bougeaient tout le temps au gré de la météo. Les cinq véhiculent n'hésitaient pourtant pas sur leur destination. Ils se rendaient dans un secteur au nord de l'ancienne L.A., à une heure et six minutes des tricities.
    Mené par Carmine en tête sur un des scooter ils n'avaient de toute façon pas le temps se promener.
     
  4. FENRIR NEFASTE

    FENRIR NEFASTE Banni

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    - POURQUOI ARRÊTEZ VOUS CETTE MACHINE ?? hurlèrent les haut-parleurs du drone
    - Mais…. Commença à bredouiller l’opérateur
    Pendant qu’une explication qui ne l’intéressait pas lui était donnée, John Johnson III consultait la fiche de sa victime du jour. 40 ans, trois enfants, crédit 73%, un loyer étage 12 de Dormir 11 m², taux de rêve 84, nom Al… peu importe pensa t’il.
    - Vous êtes fatigué ? Peut-être que Travailler ne vous intéresse plus ?
    - …la machine… se débattait incertain l’ouvrier
    - La machine ? Vous accusez la machine pour ne pas admettre votre incompétence ?? Pressez-vous de remettre en marche si vous ne souhaitez pas redescendre sous la surface, là bas nombreux sont ceux qui attendent votre place.
    Perdu, accablé, l’opérateur luttait contre une mécanique qui n’était jamais contrôlé, jamais réparé. Bien sûr les conditions de travail était idéales pour que chacun garde la tête baissée. Sur les cent vingt-cinq personnes présentes dans l’atelier, aucune n’avait relevé les yeux. Ils étaient tous soulagés que la foudre ne se soit pas abattue sur eux.
    Les minutes s'écoulaient sur la pendule molle de l’atelier 73 mais la production ne reprenait pas sur la machine Bravo T plus. Le drone avait poursuivit son inspection et revenait faire face à l’opérateur qui semblait maintenant disparaître dans sa côte de travail déchirée. John Johnson III avait fait appeler un O.B.E.Y. IAT, une Intelligence Artificielle Technique.
    L’O.B.E.Y. prit en main l’écran de contrôle, modifia les paramètres, rétablit les réglages, ajustât les pressions et sans surprise la machine reprit sa cadence infernale.
    - Si vous ne rattrapez pas votre perte de rentabilité, nous serons obligé de nous débarrasser de vous pour le bien de tous ! Je vous conseille donc de ne plus prendre de pause repas pour palier à votre lenteur et à vos inaptitudes. Menaça John Johnson III.
    Humilié, l’opérateur repris sa place d’élément amovible de l’outillage de l’atelier 73 de la tour Travailler. Depuis que John Johnson III avait pris en charge la gestion du travail dans la tour et qu’il avait mis en place ses nouvelles méthodes il n’y avait pas eu de nouvelle révolte.
    Tout à coup l’atelier lui fût masqué par l'affichage d'une alerte message urgent. Il enleva son oculus et abandonna le drone à son fonctionnement automatique.
    Un message de sa secrétaire : “Monsieur Johnson, Elle est dehors”.
    Dans sa précipitation pour sortir de l’orangerie il heurta le perchoir de Pippo 2.7 qui vite effrayé plongea rapidement dans son bassin pour se cacher sous ses nénuphars.
    - Calista ! Calista ! Appelait-il en sortant de son bureau à la recherche de sa secrétaire
     
  5. Leeyong

    Leeyong Mathématicien

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    - Calista ! Calista ! criait John Johnson III en sortant de son bureau.

    La jeune femme était pétrifiée. Elle venait tout juste d'avoir son poste au 419ème étage de la tour Travailler après que la fameuse Calista fut renvoyée.


    - M... Monsieur Johnson, vous avez renvoyé Calista hier. Je la remplace depuis ce matin. Que puis-je faire pour vous servir ? demanda-t-elle timidement.

    Elle avait enfilé son unique tailleur jupe bleu marine sur une chemise blanche, ses talons aiguille tout neufs lui faisaient mal aux pieds, mais elle avait un travail, elle pouvait enfin sortir à la surface, voir le ciel grisâtre par la toute petite fenêtre de son bureau, ouvert sur l'accueil du bureau du conseiller. Elle n'avait pas droit à l'erreur, elle avait réellement besoin de cet emploi, sa famille en avait besoin, ses parents étaient malades à force de vivre sous terre et de ne pas voir le jour, elle devait gagner de quoi les soigner ou au moins les soulager. Mais travailler pour John Johnson III était terrifiant.
     
  6. LudmillaDc

    LudmillaDc Forgeur d'Or

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    Les dunes commençaient à être transpercées de formes diverses et chaotiques : barres métalliques tordues, bétons émiettés... des indices indiquant qu"à plusieurs mètres en dessous du sable se trouvait une ville, de la vie il y a de ça bien longtemps.
    Ils connaissaient le chemin par cœur, la zone XP, pour "expérience" , était la plus connue de tout les expéditeurs pour son histoire et son étrangeté. Ils étaient encore aux abords de la première section mais ils n'étaient pas à l'abri de quelques surprises. Carmine demanda donc à l'équipe de s'arrêter le temps de sortir le STARdrons.

    Le drone était fait de 6 pièces, une centrale équipée de 2 cameras, une en haut et une en bas, et cinq autres dérivant depuis le premier et formant une étoile, chacun ayant une camera et pouvant créer un arc électrique entre eux pour protéger l'ensemble.

    Ils connectèrent "l'étoile" aux tablettes et aux combinaisons. Le STARdrons fut posé à même le sable, il s'éleva en une masse compact puis les cinq modules commencèrent à se détacher de leur mère. Arrivés à une dizaine de mètres du sol la machine se mit à chercher.

    Carmine dirigeait le central, les autres suivaient ne pouvant dériver que de quelques mètres si le logiciel dénichait des intrus dans son champs de vision pour zoomer dessus. Chacun des membres de l'équipe pouvait voir sur les 7 écrans intégrés dans leur manche de combinaison ce que percevait le drone mais chacun pouvait choisir lequel mettre dans l'écran de sept pouces central en tapotant sur le clavier au dos de leur main. Carmine elle avait tout sur la tablette de quinze pouces autour de laquelle se trouvait les manettes de commande.

    Fran prit en main le scooter de Carmine pendant que celle ci s'installait sur le quad sans perdre de vue les données du drone et sa direction. Le cortège se remit en route suivant d'un pas lent la progression de la machine à laquelle rien ne pouvait échapper.
     
  7. gaarance

    gaarance Mousquetaire

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    A l'atelier 73, Damian n'avait rien perdu de l'échange entre le drone et le dénommé Al, sans toutefois lever la tête de sa propre console.
    Concentré sur sa tâche, il est pourtant tout ouïe, attentif à ce qui se passe autour de lui.

    Al s'est remis au travail. Du coin de l'œil, Damian le regarde attentivement. Les gestes du bonhomme sont précipités, il semble nerveux. Il craint pour sa place... il se sent humilié... et peut-être même, commence-t-il à haïr le patron pour cette réprimande trop sévère.
    Damian réfléchit encore. Al... Et pourquoi pas ? Encore un qu'il faudra tenter d'approcher. Plus on sera nombreux, et plus l'opération aura des chances d'aboutir.

    Les pensées de l'hybride vagabondent. Carmine lui manque. Son amie est partie en mission de... de quoi, d'ailleurs ? Il n'a pas vraiment compris le but de l'expédition, ni l'urgence qui lui était liée. Elle avait vaguement parlé d'une balise, d'interférences...
    Il s'inquiète pour la jeune femme. Il a entendu les rumeurs, comme tout le monde. Des gens - des équipes d'ingénieurs comme Carmine - ont disparu sans laisser de trace.
     
  8. LudmillaDc

    LudmillaDc Forgeur d'Or

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    Le drone était au dessus de la zone de la balise. L’équipe était à quelques mètres de là aux aguets, arrêtée sur le haut d'une dune. Les débris surgissaient d'un peu partout la descente jusqu'à la balise était risquée. Carmine scrutait minutieusement les alentours. Quelque chose clochait.

    Rien ne semblait bouger, la recherche du système thermique n'indiquait rien non plus et aucune trace d'explosion n'avait indiqué de résidus de l'ancienne guerre... mais il y avait ces traces. Pas des empruntes humaines, impossible les équipes disparues n'auraient put survivre si longtemps sans combinaison, ni des animaux il n'y en avait plus depuis la guerre hors des tricités. Le vent non plus ne pouvait pas avoir fait rebondir un objet si régulièrement dans le sable sans que les marques soient balayées aussi sec.

    Derk se penchait sur l'analyse de ces empruntes. Son implant cérébrale lui permettait de se connecter à l'ordinateur général rapidement même s'il évitait cela en expédition faisant de lui une cible inamovible le temps du transfert vu la complexité de s'y connecter de si loin. Fran veillait sur lui comme un chien de garde connaissant bien la fragilité de la situation. Carmine quand à elle continuait de diriger le STARdrons pour amener plus d'info à Derk.

    L'engin envoyait les 5 petites sphères plus bas pour analyser chaque recoin, l'un d'eux découvrit enfin la balise camouflée entre des décombres stables. Elle était en morceau, déchiquetée. Un tel engin de soixante centimètres de large et ancrée au sol sur plus de sept mètres de profondeur ne finissait pas en morceau si facilement !
    Une deuxième sphère découvrit un nouvel élément sur le béton, à côté de la balise, c'était comme gravé...

    "FAUT QU'ON DEGAGE !!!" cria Derk se déconnectant en vitesse !
    "QUOI ? MAIS... que..." balbutia Fran
    "C'EST ECRIT "FUYEZ" ET EN-DESSOUS "MORT" EN VIEILLE LANGUE ! FAUT QU'ON SE CASSE !!!" hurla Derk.
     
    Dernière édition: 27. Fév 2018
  9. Barbara99

    Barbara99 Laborantin

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    Calista a ouvert la porte de son nouveau lieu de travail, au 256ème étage. Un atelier sans fenêtre où plusieurs drones étaient logés, drones du nettoyage. Après avoir été limogée en tant que secrétaire, elle avait accepté ce travail pour rester dans la Tour du Travail. Elle ne savait toujours pas pourquoi elle avait dû partir, mais ce M. John Johnson n'avait pas besoin de raison. Il était puissant, il avait tout hérité de sa famille, sauf de l'humanité du grand-père. Il était un type vaniteux, froid, calculateur, et dominateur. Personne ne s’est jamais opposé lui, personne n’a même essayé. Mais c'était fini maintenant. Calista n'avait pas choisi ce métier sans raison, en tant que technicienne de drones de nettoyage elle avait accès à tous les étages et bureaux, y compris au 419ème étage où se trouvait le bureau de John Johnson. Tandis que Calista vérifiait les drones, ses pensées dérivèrent

    ...Pendant des années, elle a pris les petites pilules bleues, les a comptées et les a données à la soupière en cristal, en faisant attention de ne pas se heurter à la pile de dossiers. Rien ne dérangeait John Johnson plus que de chambouler son «ordre». Pendant tout ce temps, elle s'est dévouée à sacrifier Pippo 2.7, un mélange de poisson rouge et de perroquet. Elle s'entend très bien avec Pippo ...

    Et soudainement elle a eu une pensée – Pippo, un point faible dans la vie de M. Johnson ......
     
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  10. Thorswall

    Thorswall Mousquetaire

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    Avant tout, il faut connaître un peu quelques niveaux de la tour MANGER. Les niveaux supérieurs (du niveau +1 au 472) sont consacrés aux bureaux, laboratoires divers, cultures sous serres pouvant prendre 5 étages parfois, élevages, clonages. Les niveaux inférieurs (du niveau -1 au -158) sont réservés aux machines (qui gère le bâtiment et autres), aux restaurations diverses et entrepôts. Tous les 5 niveaux, au-dessus du sol, sont installés une passerelle entre les bâtiments TRAVAILLER et DORMIR. En dessous, se sont des tunnels, plus larges parfois, ce qui permet le passage des marchandises brutes, entre autres pour les usines de transformation. Le niveaux 0 donne accès à l'extérieur après divers sas de sécurités.

    --------------

    Niveau moins vingt-sept de la tour MANGER, Thorofeigr venait des niveaux supérieur en apportant les besoins nécessaires, à leur croissance, pour tout ces jeunes orphelins qui avaient perdu leurs parents pendant la révolte d'octobre 180. Cette révolte qui avait vu disparaître quelques centaines de Triciens, ceux pendant les actions menées et ceux qui avaient subis la sentence des hautes autorités !
    Thorofeigr faisait partis à ce moment-là des soldats (sergent chef instructeur en combat et survie) qui avaient combattu cette résistance et ayant vécu tous ces massacres, il avait pris la décision de changer de vie une fois fini le combat... Celle-ci lui a fait croiser la route de Kaelyn, infirmière en ce temps-là et qui lui a fait rencontrer ces enfants à la vie brisée !

    Pratiquement 6 ans déjà, et nombreux de ces enfants étaient perdu dans ces bas-fonds de la Tricité.
    Sur les 223 enfants recensés après cette révolte avortée,
    Thorofeigr avait réussi à rassembler 177 enfants, mais avec les difficultés que cela incombait seulement 144 étaient encore à ce jour de ce monde et sous ça protection et celle de Kaelyn ! Thorofeigr avait réussi à obtenir des hautes instances après beaucoup de discussion, un étage complet sur chaque bâtiment afin de leur donner une chance d'évoluer dans la vie de la cité et surtout d'y survivre !

    L'étage (-27) était comme quelques étages de vie, salle de restauration pouvant accueillir plus de 500 personnes, une cuisine, des douches et toilettes et une salle de musculation, mais celle-là n'existait pas avant que Thorofeigr ne l'aménage.

    - LES ENFANTS, d'un ton autoritaire qui ne demandait pas la moindre réponse.... Vous me faites trois rangs, s'il vous plaît, et pressez vous !
    Ils avaient l'habitude de se séparer en trois, un groupe était les 6 - 12 ans, un deuxième les 13-18 ans et enfin le dernier groupe rassemblait ceux qui étaient malades afin d'éviter les contagions possibles. Cela ressemblait à une vie militaire, mais celle-ci ne permettait pas de faire des folies.
    Avec ce qu'il avait amené, il pouvait tous les nourrir encore aujourd'hui pour ces 24 prochaines heures. Le groupe des jeunes s'avança vers la cuisine ou Kaelyn avait préparé le repas et les servi les uns après les autres sur un plateau qu'ils présentèrent. Les grands passèrent en suivant et les malades finissaient le tour avec distribution de médicaments lorsque leur traitement le dictait. Tous allèrent s'installer aux tables et mangèrent avec appétit comme tout enfant en pleine croissance.

    Pendant ce temps-là, Thorofeigr et Kaelyn grignotaient comme à l'habitude et réfléchissaient à la suite de la journée...

     
    Dernière édition: 9. Avr 2018
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  11. LudmillaDc

    LudmillaDc Forgeur d'Or

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    Il y a deux cent cinquante ans environ la troisième guerre mondiale avait provoqué le déclin d'une bonne part de l'humanité.
    Un grand nombre de peuples et leurs élevages avaient été touchés par la maladie, des attaques bactériologique, très peu par des bombardement. Le plus grand fléau fût la famine et la misère dû à l'éclatement des échanges commerciaux à travers la monde. Plus d'un tiers de la population mondiale avait périt dans la guerre et ses conséquences mais une chute de la natalité exceptionnelle fût la plus lourde condamnation.

    Le Nord des Etats-Unis et le Canada faisaient partie des zones rescapées encore viables les plus vaste du monde. Des flux migratoires vers ces contrées prenaient leurs point de départ bien au-delà des pays voisins.

    Pendant les 20 ans qui suivirent la guerre, l'Etat de New S.O.N. (State Open in North) tripla sa population où plus de 230 langues différentes s'enchevêtraient. Cela provoqua d'abord un communautarisme salvateur, permettant une réappropriation du sens de la famille, mais bien vite l'importance des différences et leur isolement linguistique devint conflictuel.

    Afin d'amener un sentiment d'appartenance à une même nation élue dans la misère mondiale il fût proposée une nouvelle langue mélangeant des systèmes des 10 plus importantes langues présentes, certaines servant dans la prononciation, d'autres dans l'écrit.
    Le Newsonien naquit. Il prit peu d'années à s'implanter nécessitant seulement une année pour être apprise à l'oral.

    Ils l'enseignèrent aux 5/17/29/41 ans la première année puis au 10/22/34/46 ans et enfin les 15/27/39/51. Les adultes l'apprirent ensuite rapidement à ceux ayant un an de moins et un de plus qu'eux.
    La 4e année l'enseignement en école à tout les enfants de moins de 8 ans termina le lancement de l'union linguistique.
    La promotion suivante ce fût autour de l'écrit. Basé sur le Hangeul, son apprentissage était de un ans pour communiquer et 2 à 3 ans pour maîtriser.
    Ils suivirent le même processus que l'oral, l'enseignant par tranches d'âges chez les adultes et directement à l'écoles pour les enfants.

    En 10 ans le Newsonien était écrit et parlé par toute la population active.

    Les "langues anciennes" restèrent, n'étant pas interdites, mais devinrent vite comme des "patois familiaux". L'anglais étant la langue la plus parlée devint vite la "vieille langue" : celle de la majorité des personnes âgées n'ayant pas ou peu bénéficié de l’apprentissage du Newsonien.

    Jusqu'à la 4e guerre mondiale le Newsonien s'est répandu dans les différents états et royaumes survivant des continents américains et asiatiques pour finalement devenir la langue internationale.
    La vieille langue ne se perdit pas cependant, enseignée longtemps tout de même dans les études supérieures à travers le monde pour comprendre de nombreux ouvrages d'avant guerre, jusqu'à leurs traductions.

    ________________________________________________________________

    Il ne fallut pas leur dire 2 fois, l'équipe des expéditeurs au complet se répartit rapidement sur les engins, démarra, et se mit en route au pas de course.

    Carmine à l'arrière du quad de queue se laissait bercée par la chevauchée effrénée, ne voulant pas perdre une miette de ce qui pouvait arriver au précieux drone. Concentrée sur l'objectif de le ramener jusqu'à eux elle n'avait aucune idée de ce qui se passait dans son environnement immédiat.
    Dans un cas pareil le protocole était clair, ne pas s'arrêter et fuir jusqu'à la prochaine zone "secure", celle-ci étant à plus de 30 minutes. C'était long et risqué pour un drone isolé, mais ses informations étaient bien trop précieuses il lui fallait le ramener.

    Au moment où ses comparses réalisaient le sens des mots en vielle langue, elle, cherchait encore ce qui avait put causer la destruction de la balise. Un des satellite du STAR drone avait proposé au drone mère un schéma de poinçon alignés sur une courbe de plus de 80 centimètre de long... et une idée avait germée. Une idée folle, impossible mais pourtant elle ne pouvait se détacher du sentiment que cette idée était primordiale. Les poinçons étaient de formes irrégulières, c'était la dernière info transmise pas le drone avant de devoir les mettre en alerte retour... des dents...

    Le tonnerre lui indiqua l'arrivé de la tempête.

    Fran connaissait bien Carmine et savait qu'elle n'avait rien vu des éclairs précédents dans son état de transe. Fran avait alors calculé l'approche plus rapide que prévu de la dépression. Elle leur indiqua à tous par le biais du communicateur écran "éclair à 12 km". L'orage avait pas loin de 40 minutes d'avance, s'il gardait son rythme et son axe de progression ils seraient ensevelit bien avant d'être en zone de sécurité.
    "Carmine j'envoi le SOS aux Tricités" prévint Fran par écrit.
    "ok" fût la seule réponse de Carmine.

    Le STAR drone s'était replié en une masse compacte afin d'augmenter sa vitesse. Même ainsi, les satellites et le drone mère continuaient à diffuser les images et les sons. Carmine le voyait très bien l'orage, il était compact et plus que dangereux avec ses mèches nuageuses avançant comme des langues affamées dévorant le ciel petit à petit. Ceci était malheureusement normal dans ce type de tempête, ce qui la dérangeait s'était le bruit. Un vrombissement venait de l'ouest de l'orage selon les capteurs du drone. Ce n'était pas lié au phénomène météo et les échos de la foudre et la puissance des rafales de vent l'empêchait d'analyser cet indice sonore insolite.
     
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  12. Barbara99

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    Pippo, Pippo ,Pippo...

    L'alarme de sa Montre Connectée (MC) l'arracha à ses pensées. En lettres rouge vif elle lu sa nouvelle mission: «Nettoyage - salle des composants techniques vitaux - la cabine hermétisme des combinaisons - étage 0 »

    Drone V-211 (V = vol), son drone préféré a perdu une hélice. Elle s’est coincée entre deux placards. Résultat, l'hélice ne peut plus tourner, le moteur a chauffé et la carte électronique a grillée. Tout aurait du être changé, mais Calista n’en a jamais trouvé le temps. Elle haussa ses épaules avec amertume et avec un gros soupir elle emballa ses affaires. Elle prit deux chargeurs, différentes capsules nettoyantes et les rangea dans son sac à dos. Elle mit la télécommande des drones dans la poche de sa combinaison. Puis elle sorti les drones V-210 et V-212 de l'étagère et deux S- Drones (S = sol), les a activés et prit le départ.

    Calista ouvre la porte avec un signal de sa MC. Elle sort, suivie par les drones dans un long couloir accueillant. Tout était baigné d'une chaleureuse lumière vert clair, une brise chaude soufflait de la clim’ caressant ses joues. C'était la fin du mois de mars et la climatisation diffuse, comme toujours à cette période, une touche de "parfum de printemps", peu importe ce que cela signifie. Cela la rend euphorique. S’ajoute à cela une musique légère et on entend même en fond le chant des oiseaux qui complète le tableau. Il y avait un léger sourire sur son visage. Sans hâte, mais d'un pas vif, elle marche dans le couloir, suivie par les drones. Les S-Drones tourbillonnent doucement alors qu'ils roulent sur le sol. Les V-Drones volent au dessus d'eux et laissent un léger crépitement. Les chaussures de sécurité de Calista donnent le rythme en frappant le sol. L’ensemble évoque un portrait de famille. Au premier plan Calista, une femme grande, à l’allure sportive et à l’air assuré.
    Sa combinaison grise, cousue de tissu synthétique léger, collée contre son corps par la brise artificielle, mettant en valeur sa silhouette féminine. Derrière elle suivaient les drones, comme une poule avec ses poussins. C’est ainsi que le groupe se dirige vers l'ascenseur du personnel technique.
     
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  13. Barbara99

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    Elle passa la photocellule installée devant chaque ascenseur pour l’appeler automatiquement. En quelques secondes, il était déjà là. Calista s'approcha de l'identification camera, un rayon de lumière scanna ses yeux. Après cette inspection, la porte de l'ascenseur s'ouvrit sans aucun bruit.
    De même, elle se referma après que Calista et ses drones soient entrés. Les ascenseurs étaient attachés au mur extérieur de la tour de travail. Celui dédié au personnel technique était très spacieux et les murs de pur verre de sécurité munis d'un filtre solaire.
    Calista utilisa sa télécommande pour diriger les drones vers une position de sécurité. Les V-drones s’accrochèrent à la paroi de verre comme cloué, provoquant l'activation des ventouses. Pour les S-drones, bloquer les roues était suffisant pour les stabiliser. Maintenant, elle avait juste besoin de fixer la vitesse à laquelle l'ascenseur devait descendre. Elle avait le temps et comme ça elle choisit 1 sec: 1m. Chaque étage faisait 4m, donc c'était environ 15min au rez-de-chaussée. Lentement, l'ascenseur s’ébranla. Calista s'accrocha à une rambarde de sécurité qui s'enroulait comme un serpent d'argent de chrome le long des parois de verre.

    Son regard tomba droit sur la tour de manger qui se trouvait au nord. Un peu plus bas, elle vit la passerelle qui reliait les deux tours. Puisque les passerelles étaient également faites de verre, elle pouvait voir une masse de points noirs se déplacer vers la tour de manger : il était midi. Ça devait ressembler à une fourmilière dans l'autre monde. Elle sourit légèrement.

    Puis elle regarda vers l'ouest, dans ce désert, brisé seulement par des collines de sable et des roches et toujours le même ciel bleu monotone.

    Quelque part là-bas doit se trouver Lars. Lars Larson était un de ces hommes qui ne sont jamais revenus des expéditions. Ils venaient d'être mariés depuis deux jours lorsqu'il fut appelé pour l'expédition. Elle remarqua que ses mains se cramponnaient autour de la barre de métal comme si elles voulaient la broyer. Lentement, des larmes se coulèrent de ses yeux, le long de ses joues, jusqu’à ses lèvres pour fondre sur elles en y laissant un goût salé.
    Elle passa vigoureusement la main sur son visage comme si elle voulait essuyer non seulement leurs larmes mais aussi leur passé. « Ne pas regarder en arrière, toujours en avant Calista » se dit-elle.

    D'abord Lars et maintenant Carmine. Elle connaîssait cette fille depuis longtemps, une personne avec une perception extraordinaire. Dans son travail très correct, voire maniaque. Quant à sa vie personnelle plutôt le contraire, on pouvait dire bordélique.

    Et puis, Calista le vit. Elle appuya son visage contre la vitre ouest. Un énorme nuage gris foncé apparut dans le ciel bleu.

    Très certainement une tempête et….. L’expédition était toujours dehors

    A ce moment ils étaient arrivés. La pose de l'ascenseur était comme toujours très douce, néanmoins elle lui provoquait une sensation désagréable dans le ventre.

    Elle activa les drones et les dirigea dans le couloir.

    Quelle différence par rapport au couloir du 236. Les murs étaient des plaques de céramique blanche qui étouffaient tous les sentiments, le sol était en béton brut, la lumière bleue froide brillait des tubes au néon, et les sons qui ressemblaient à de la musique en haut de la pièce, devenaient des bruits
    menaçant, renforcés par la réverbération du couloir

    Et là, elle était déjà devant la salle des composants techniques vitaux. Calista ouvra la porte avec un signal de sa MC.

    « Oh non » laissa-t-elle échapper en entrant dans la pièce. Calista sut immédiatement que Carmine était la dernière dans la pièce, partout étaient des emballages vides dispersés dans toute la pièce, des tasses avec des restes de café sur la table et puis la petite note :
    Merci d'avoir rangé Carmine ...
    Calista ne put retenir un sourire. Déterminée, elle planifia le nettoyage.
    Les V-drones furent mis sur les vitres pour tout nettoyer, et les S-drones commencèrent tout en bas, tandis que Calista jeta tout dans le vide-ordure. Maintenant, plus qu’à nettoyer les armoires et désinfecter. Elle sortit son pistolet désinfectant de son sac à dos et poussa la porte du placard.
    Elle vit quelque chose qui brillait dans le coin. C'était un morceau de métal. Elle le prit dans ses mains et soudain le sang se retira de son visage.
    Ses mains commencèrent à trembler. Ce qu'elle tenait dans sa main n'était pas qu’une simple plaque de métal, c'était un disque dur de sécurité des données. Sans ce disque dur, n'importe qui pouvait contacter le drone et le manipuler. Calista était sûre que Carmine avait tout vérifié et qu'il ne manquait rien. Quelqu'un avait dû les enlever après la vérification.

    Sabotage ...

    Sie passierte die Lichtschranke die vor jedem Aufzug installiert war um ihn automatische abzurufen. In wenigen Sekunden war er auch schon da. Calista näherte sich der Identifizierungskamara. Ein Lichtstrahl scannte ihre Augen. Nach dieser Kontrolle öffnete sich die Tür des Aufzuges ohne jegliches Geräusch. Genauso schloss sie sich auch wieder, nachdem Calista und ihre Drohnen eingetreten waren. Die Aufzüge waren an der Außenwand des Turmes der Arbeit angebracht. Der Aufzug für technisches Personal war sehr geräumig und die Wände aus reinem Sicherheitsglas welches mit einem Sonnenfilter durchsetzt war.

    Calista dirigierte mit ihrer Fernbedienung die Drohnen in eine Sicherheitsposition. Die V-Drohnen klebten an der Glaswand wie angewachsen, was das aktivieren der Saugnäpfe verursachte. Bei den S-Drohnen genügte das Blockieren der Rollbahnen um sie zu stabilisieren. Jetzt brauchte sie nur noch die Geschwindigkeit einzustellen mit der der Aufzug sich nach unten bewegen sollte. Sie hatte Zeit und wählte 1sek : 1m. Jede Etage hatte 4m so hatte sie ungefähr 15min bis zum Erdgeschoss. Langsam setzte sich der Aufzug in Marsch. Calista hielt sich an einer Sicherheitsstange fest, die sich wie eine silberne Schlange aus Chrom an den Glaswänden entlang wand.

    Ihr Blick fiel geradeaus auf den Essensturm, der im Norden lag und etwas weiter unten sah sie die Passerelle die die beiden Türme verband. Da die Passerellen auch aus Glas bestanden, konnte man sehen wie sich eine Masse aus schwarzen Punkten Richtung Essensturm bewegte, es war Mittag. So musste wohl ein Ameisenhaufen ausgesehen haben in der anderen Welt. Sie musste leicht schmunzeln.

    Dann sah sie nach Westen, in diese Einöde, die nur durch sandige Hügel und Felsen durchbrochen wurden und immer wieder dieser gleiche eintönige blaue Himmel.

    Irgendwo da draußen war Lars, Lars Larson einer der Männer die nie von einer der Expeditionen zurückgekommen sind. Sie waren gerade erst zwei Tage verheiratet als er zur Expedition abgerufen wurde. Sie merkte wie sich ihre Hände sich um die Metallstange verkrampften, als wenn sie sie zerdrücken wollten. Langsam lösten sich Tränen aus ihren Augen, die sich ihren Weg über ihre Wangen bis zu ihren Lippen bahnten um dort auf ihnen zu schmelzen, wobei sie einen salzigen Geschmack hinterließen. Sie fuhr sich mit ihrer Hand energisch über ihr Gesicht als wenn sie sich nicht nur ihre Tränen abwischen wollte sondern auch ihre Vergangenheit. – nicht nach hinten sehen, sondern immer nach vorne Calista- sprach sie zu sich selbst.

    Erst Lars und jetzt Carmine. Sie kannte dieses Mädchen schon länger, eine Person mit einer außergewöhnlichen Auffassungsgabe. In ihrer Arbeit überaus korrekt, was man schon als pedantisch bezeichnen konnte. Was ihr persönliches Leben anging eher das Gegenteil, man kann schon sagen chaotisch.

    Und dann, dann sah es Calista, sie drückte ihr Gesicht gegen die Glaswand die nach Westen ausgerichtet war, am blauen Himmel bildete sich eine große dunkel grauer Wolke

    Es musste ein Sturm sein, der sich anbahnte und die Expedition war noch draußen….

    In diesem Moment waren sie angekommen. Das Aufsetzen des Aufzuges war wie immer sehr sanft, trotzdem provozierte es ein unangenehmes Gefühl in der Magengegend.

    Sie aktivierte die Drohnen und dirigierte sie in den Gang.

    Welch ein Unterschied zu dem Gang in der Etage 236. Die Wände waren aus weißen Keramikplatten die jegliche Gefühle erstickten, der Boden aus reinem Beton, das Licht strahlte kalt blau aus Neonröhren und die Geräusche der Drohnen, die oben noch wie Musik klangen wurden zu Geräuschen der Bedrohung was durch den Wiederhall des Ganges noch verstärkt wurde.

    Und da stand sie auch schon vor dem salle des composants techniques vitaux .

    Calista öffnete die Tür mit einem Signal ihrer MC.

    Oh nein -entfuhr es ihr, als sie den Raum betrat. Wie gesagt Carmine war sehr genau und pedantisch in ihrer Arbeit, aber der Rest… Calista wusste sofort das sie diejenige war, die als letzte in diesem Raum war, überall lagen leere Verpackungen verstreut im ganzen Raum, Becher mit Resten von Café auf dem Tisch und dann der kleine Zettel worauf stand: Danke für das Wegräumen, Carmine… Calista musste lächeln. Zielstrebig fing sie nun an die Aufräumaktion zu organisieren. Die V-Drohnen brachte sie an den Fensterscheiben an um dort alles zu säubern und die S-Drohnen fingen gleich am Boden an, während Calista alles was herumlag in den Abfallschacht warf. Nun noch die Schränke säubern und desinfizieren. Sie holte ihre Desinfektionspistole aus ihrem Rucksack und schob die Schranktür auf.

    Da sah sie ganz in der Ecke etwas auf blinken. Es war ein Stück Metall. Sie nahm es in ihre Hand und mit einem mal war es ihr als schwankte der Boden unter ihren Füssen. Ihre Hände fingen an zu zittern. Das was sie da in ihrer Hand hielt war nicht irgendeine Metallplatte es war eine Festplatte zur Datensicherheit, ohne dieser Festplatte konnte jeder sich mit der Drohne in Verbindung setzen und sie manipulieren. Calista war sich sicher Carmine hatte alles genau abgecheckt und nichts hatte gefehlt. Jemand musste sie nach der Kontrolle wieder ausgebaut haben.

    Sabotage…
     
    Dernière édition: 11. Mai 2018
  14. Leeyong

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    [HRP] John Johnson III - Leeyong [fin HRP]


    Il sortit de ses quartiers et pénétra dans le gigantesque hall d’accueil du 419 ème étage T. Une jeune femme affolée se précipitait vers lui, les bras chargés de dossiers. Il lui indiqua d’un geste de retourner à son bureau. Elle courrait maintenant derrière lui pour rejoindre son espace de travail, installé entre deux colonnes de marbre. John Johnson avait oublié le nom de la nouvelle secrétaire, il s’était habituer à héler Calista à longueur de journée. Il n'avait nullement l’intention de changer ses habitudes. Calista n’était pas venue travailler pendant toute une matinée, elle avait été malade. Deux semaines plus tard, John Johnson l’avait faite remplacer, considérant qu’elle n’était plus en parfait état de marche. Il lui fallait quelqu’un de plus jeune. Il espérait que cette asiatique aux yeux bleus lui donnerait entière satisfaction.

    - Monsieur Johnson, je dois vous informer de la sortie de Mademoiselle Carmine, intervint la jeune femme avant de pénétrer dans le réduit qui lui servait de bureau.



    Elle avait pris connaissance des exigences de son patron avant d'arriver à son nouveau poste et l'une d'entre elles était de lui indiquer chaque déplacement en dehors des tours de Carmine.


    - Elle est sortie ? Depuis combien de temps ? Quelle est sa mission ? Et surtout elle va dans quel secteur ?

    - Oui, avec son équipe il y a un peu moins de trois heures. Ils se sont rendus dans un secteur au nord de l'ancienne L.A., dans la zone XP32, à un peu plus d'une heure d'ici. Ils ont pour mission de vérifier la balise de cette zone qui dysfonctionne.

    - Est-ce que l’implanté est avec elle ? Trouver moi ces informations, dépêchez-vous, je ne vous demande quand même pas la lune.

    - Je vérifie immédiatement Monsieur Johnson.


    Elle pianota sur sa tablette et trouva la réponse en une fraction de seconde. Après avoir passé toute son enfance et sa courte vie d'adulte dans les tous-terrains des tours, elle était toujours impressionnée de voir comment on vivait en haut, la technologie, la facilité à trouver ce qu'on cherchait et en même temps la rudesse de ceux qui n'avaient connu que les étages supérieurs vis-à-vis de ceux d'en bas.



    - Il fait partie de l'équipe Monsieur Johnson.


    Il commençait déjà à s’agacer et sa voix montait en volume. Il regardait les pieds de la misérable qui martelaient les carrés noir et blanc du carrelage.

    - Vous ne voyez pas que vous faites un insupportable vacarme avec vos talons sur le marbre? Je ne supporte pas ce bruit.

    Leeyong ôta ses chaussures, avec un certain soulagement, et continua à poursuivre John Johnson III pour lui transmettre les informations qu'il demandait.

    La secrétaire n’était déjà plus qu’un insecte, prisonnière dans la pénombre et la froideur de l’antre de John Johnson. Les grandes fenêtres en arc et les lustres industriels n’apportaient pas la lumière au 419 ème étage T mais confortaient une ambiance austère et glaciale

    - Trouvez-moi les données météorologiques pour les prochaines heures et envoyez-moi la connexion à l’implanter dans mon bureau. Et travaillez plus vite ! C'n'est pas à cette vitesse là que vous risquez une méningite !

    De nouveau, la jeune femme se saisi de sa tablette et entra les informations à transmettre à son patron en à peine quelques secondes. La transmission étant établie, elle retourna à son bureau, récupérant ses chaussures neuves au passage.



    Décidément, cet homme était bien comme on le lui avait décrit : irascible, méprisant, ridiculement petit… Mais elle devait se taire, ne pas perdre sa place… Bien qu'il aurait mérité un bon coup de pied bien placé pour lui remettre les choses en perspective. Il n'était rien de plus qu'un humain, comme elle, coincé dans des espaces confinés à cause de crétins comme lui qui pensaient que le pouvoir était la seule véritable ambition digne d'intérêt, mais qui avait fini par tous les enterrer…


    Assis à son bureau, John Johnson attendait la connexion, il se félicitait de l’idée qu’il avait eue de mettre un implant cérébral au plus fidèle lieutenant de Carmine. Ce n’était évidemment pas un investissement technique pour le travail des expéditeurs mais un cheval de Troie évolutif qui lui permettait d’être en contact avec elle quand il le souhaitait. Il pestait contre la nouvelle Calista quand les images apparurent. Et il entendait Derk crier :

    ˝faut qu’on dégage˝

    ˝Fuyez˝

    ˝Mort˝

    Elle s’approche de plus en plus près de la vérité, pensait John Johnson. Il allait devoir se débarrasser d’elle. Il regardait le visage de Carmine à travers les yeux de Derk avec mélancolie, une dernière trace d’humanité subsistait dans le cœur du tyran. Elle ressemblait tant à sa mère.
     
  15. Barbara99

    Barbara99 Laborantin

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    Elle regardait fixement toujours le disque dur, ses jambes se dérobèrent, elle devait s'asseoir.
    Et alors elle se retrouva à genoux parterre. Calista, dégrisée par le froid du sol en béton, qui pénétrait lentement dans sa peau, commença à analyser la situation.
    A ce moment, un drone se dirigea directement vers elle. Calista pris la télécommande pour arrêter le drone. OUPS ... c'était le mauvais bouton et un jet d’eau froide ciblé atterrit au milieu de son visage. Maintenant elle était vraiment réveillée.

    Elle prit sa tablette pour prendre des notes, mais au milieu de son mouvement, elle s'arrêta, peut-être étaient-ils tous surveillés et sa tablette manipulée. Pas de notes donc.

    Mais qui a sorti ou laissé sorti le disque dur et pourquoi?

    Elle le regarda de plus près, une étoile était gravée dans l'un des coins, donc c'était le disque dur d'un Star-drone. Les pensées se bousculaient dans sa tête. Que devait-elle faire avec le disque dur maintenant?

    - le remettre à sa place - non, alors elle n’aurait aucune preuve sous la main.

    - le prendre - elle serait accusé si on la trouvait sur elle.

    - le livrer dans le bureau de sécurité - que peut-être le personnel de sécurité était dans le coup, donc ce n’était pas une solution non plus.


    Elle devrait la cacher ici, jusqu'à ce qu'elle trouve une solution au problème, mais où et surtout, comment? Il devra être si bien caché qu'un détecteur de métal ne pourrait pas le détecter ou serait induit en erreur. C'est de là que vint l'idée, la boîte en métal avec les vis qui se tenaient toujours ici.

    Elle se leva d’un bond, courut vers la boîte, l'ouvrit, enleva à la hâte la moitié des vis, enveloppa le disque dur d'une pellicule de protection qu'elle portait toujours en cas de panne de ses drones, et le mit dedans, elle recouvra le tout avec les vis et remis la boite à sa place. Heureusement, il était obligatoire de travailler avec des gants, donc Calista n'avait laissé aucune trace.

    Maintenant, elle devait se dépêcher, elle était en retard. La cabine hermétique des combinaisons devait encore être nettoyée. Déjeuner était hors de question, même si son estomac grondait.

    Sie starrte noch immer auf die Festplatte, ihre Knie wurden weich, sie musste sich hinsetzen. Und dann saß sie auch schon auf dem Fußboden. Calista ernüchtert von der Kälte des Betonbodens, die langsam in ihre Haut eindrang, begann die Situation zu analysieren. Noch bevor sie richtig damit anfangen konnte kam eine S-Drohne direkt auf sie zugesteuert. Calista nahm die Fernbedienung um die Drohne zu stoppen. OUPS… das war der falsche Knopf und ein gezielter kalter Wasserstrahl landete mitten in ihrem Gesicht. Jetzt war sie wirklich wach.

    Sie holte ihr Tablet heraus um sich Notizen zu machen, aber mitten in ihrer Bewegung hielt sie inne, vielleicht wurden sie alle überwacht und ihr Tablet war manipuliert. Keine Notizen also.

    Wer hatte die Festplatte herausgenommen oder sie heraus nehmen lassen und warum???

    Sie sah sie sich noch einmal genauer an, in einer der Ecken war ein Stern eingestanzt, es war also die Festplatte von einer Sterndrohne. Ihre Gedanken überschlugen sich. Was sollte sie jetzt mit der Festplatte machen,

    - sie zurücklegen – nein, dann hatte sie keine Beweise in der Hand.

    - sie an sich nehmen - auch nicht, man würde sie beschuldigen, wenn man sie bei ihr findet.

    - sie im Sicherheitsbüro abliefern – vielleicht steckte ja das Personal der Sicherheit dahinter, also auch keine Lösung

    Sie musste sie hier verstecken, bis sie eine Lösung für das Ganze gefunden hatte, aber wo und vor allem wie? Es musste so gut versteckt sein, dass ein Metalldetektor sie nicht erspüren konnte oder in die Irre geführt wurde. Da kam ihr die Idee, der Metall Kasten mit den Schrauben, der hier immer herumstand.

    Sie sprang auf, lief zum Kasten öffnet ihn, in aller Hast nahm sie die Hälfte der Schrauben heraus, umhüllte die Festplatte mit einer Schutzfolie, die sie immer bei sich trug im Falle einer Panne ihrer Drohnen und legte sie hinein, bedeckte das Ganze mit den herausgenommenen Schrauben und stellte den verschlossenen Kasten wieder auf seinen Platz. Zum Glück war es Vorschrift mit Handschuhen zu arbeiten, so hinterließ Calista keine Spuren.

    Jetzt musste sie sich beeilen sie war spät dran. Die Cabine hemétisme des combinaisons musste noch gereinigt werden. An Mittagspause war nicht mehr zu denken, dabei knurrte ihr Magen.
     
    Dernière édition: 15. Mai 2018
  16. LudmillaDc

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    Le STAR-drone les avait rejoint. Carmine avait pu le faire atterrir tant bien que mal entre ses pieds, dans le coffre resté ouvert à l'arrière du quad toujours en mouvement. Elle allongea la corde du harnais qui la maintenait attachée au véhicule pour se pencher afin de vérifier succinctement si le précieux engin était abîmé. Les cahots du transport ne lui permettait pas de récupérer les précieuses informations qu'il contenait sans risquer de le faire chavirer. Elle eu juste le temps de voir que 2 satellites avaient prit quelques gravats qui avait endommagé leurs carrosseries, mais rien de grave à priori. Le STAR n'était pas aussi bien protégé qu'eux, faibles humains, enfermé dans leurs scaphandres, recouvrant leurs chairs faibles de la pluie de pierres qui s'intensifiait depuis quelques minutes. Elle sangla le robot et ferma le coffre.

    -"C'EST BON ! ON EN EST OU ?" cria Carmine pour se faire entendre dans le vrombissement des moteurs et les chocs de la pluie et du vent.
    -"AH BAH TE REVOILÀ !! ON EST MAL. COM IMPOSSIBLE AVEC LES TRICITES, TEMPÊTE TROP DENSE. L'ETAPE DES BUNKERS TROP LOIN.
    VU LA TAILLE DES CAILLOUX ON SERA ENSEVELI SOUS DE GROSSES PIERRES SI ON TROUVE PAS UN LIEU SÛR A MOINS DE QUINZE MINUTES..." Répondit Fran avec autant de difficultés pour se faire entendre.
    -"OK, DONC Y A PLUS QU'UNE SOLUTION." en conclut Carmine.
    -"OUI, JE VOULAIS VISITER L.A. DEPUIS LONGTEMPS MAIS PAS DANS CES CIRCONSTANCES" répondit Derk avec humour noir.

    En effet le convoi avait bifurqué plus à l'Ouest. Dans la masse sombre et chaotique de la tempête répondaient à la foudre les tentacules métalliques torturés de la mythique mégapole, presque aussi dangereuse que les éléments déchaînés autour d'eux. Maintenant les paris étaient ouvert et les chances de l'équipe d'expéditeur étaient devenues minces face aux énormes risques qui se profilaient.
     
  17. Barbara99

    Barbara99 Laborantin

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    Le lendemain matin, Calista était épuisée dans son atelier. Après toute cette excitation, elle avait été incapable de dormir. Maintenant elle était assise sur un tabouret devant son plan de travail. Devant elle se trouvait les morceaux du drone V-211, une boîte ouverte avec des vis minuscules et un mug plein de café, c'était déjà le troisième qu'elle buvait ce matin. Le parfum du café se mélangeait avec l'odeur d’huile de machine et de caoutchouc. Cela a donnait une odeur particulière et très caractéristique à cet atelier. Calista posa les coudes sur le comptoir, soutenant sa tête lourde de fatigue de la main gauche, les doigts de sa main droite jouant distraitement dans la boîte à vis. Les petites vis lui glissaient entre les doigts en faisant un bruit de ruissellement tranquillement. C’était une sensation agréable qui la calmait. Son regard se déplaça vers le moniteur sur le mur, sur lequel l'heure et la date étaient indiques: -11h00 - 1.avril 186 -.

    Le premier, le premier ... cette date lui rappelait quelque chose, mais quoi?

    Après une recherche infructueuse dans sa mémoire, elle consulta son calendrier sur sa MC. Il était écrit clairement: - tous les premiers du mois – nettoyage du bassin chez Mr John Johnson, - - Attention - - Attention --, seulement à partir de 21h00 - Mr Johnson ne veut pas être dérangé - Ne pas oublier les friandises pour sortir le clone du bassin -

    Ce message mit Calista dans un état d'esprit étrange, son cœur commença à battre plus vite, un mélange de joie et de peur se répandit en elle. La première fois après son départ qu’elle va retourner sur son ancien lieu du travail. Sa gorge était nouée. Elle prit une autre gorgée de café.

    Ce n'est qu’à cet instant qu'elle réalisa qu'elle devait travailler la nuit, mais elle était déjà si fatiguée. Elle prit rapidement la décision de sortir son sac de couchage du placard -pas la première fois qu'elle dormait dans cet atelier-, de l'étaler sur le sol, mit le réveil de sa MC à 19h30. Puis elle se blottit dans le sac, éteignit la lumière avec la télécommande et là, elle s’endormit instantanément.

    Elle fut rudement réveillée par un long bipe. Elle s'assit, passa ses mains dans ses cheveux et se leva. Comme toujours, Calista rangea rapidement toutes ses affaires. Elle mit dans son sac à dos des produits de nettoyage, ajouta exceptionnellement un masque de nettoyage et des couvre-chaussures, et se concentra sur sa nouvelle mission. Elle emmenait le masque afin de ne pas être reconnue sur les caméras de sécurité de Mr Johnson. Elle était sûre que ce monsieur avait tout sous contrôle. Les couvre-chaussures serviront pour protéger le sol en marbre; ses chaussures de travail étaient équipées de métal à l'avant et sous le talon, ce qui pouvait rayer le marbre.

    Elle partit avec un V-drone et deux robots sous-marins. Elle passa devant un distributeur automatique, attrapa rapidement une barre énergétique et un sac de cacahuètes avec des graines de tournesol grillées dans de la graisse de poisson, un régal pour Pippo.

    Enfin, l'occasion de se venger de John Johnson se présentait.


    Am nächsten Morgen befand sich Calista völlig übermüdet in ihrem Atelier. Nach all der Aufregung hatte sie keinen Schlaf finden können. Nun saß sie hier auf einem Hocker vor ihrer Arbeitsplatte. Vor ihr lagen die Einzelteile von V-211, eine offene Schachtel mit ganz kleinen Schrauben und ein Becher voll Kaffee, es war schon der dritte den sie heute Morgen trank. Der Duft des Kaffees vermischte sich mit dem Geruch von Maschinenöl und Gummi, das Ganze kreierte einen Geruch der sehr typisch für dieses Atelier war. Calista postierte ihre Ellenbogen auf die Arbeitsplatte, wobei sie mit der linken Hand ihren Kopf abstütze, die Finger der rechten Hand spielten gedankenverloren in der Schraubenschachtel. Die kleinen Teilchen rutschten durch ihre Finger, es war ein angenehmes Gefühl, was sie beruhigte. Ihr Blick schweifte auf den Monitor an der Wand, auf dem Uhrzeit und Datum eingeblendet waren -11h00 1.April -.

    Der Erste, der Erste ….dieses Datum sagte ihr etwas, aber was?

    Nach einer vergeblichen Suche in ihren Erinnerungen, konsultierte sie ihren Kalender auf ihrer MC. Da stand es ganz klar und deutliche: jeden ersten des Monats Reinigung des Beckens bei Herrn John Johnson, - Achtung - - Achtung -, nur ab 21h00 Herr Johnson möchte nicht behelligt werden-nicht vergessen - Leckereien für den Klon, um ihn aus dem Becken zu locken-

    Diese Nachricht versetzte Calista in eine eigenartige Verfassung, ihr Herz fing an schneller zu schlagen, ein Gemisch aus Freude und Angst machte sich breit. Ein Wiedersehen mit ihrem alten Arbeitsplatz. Ihr Hals war wie zu geschnürt. Sie nahm noch einen Schluck Kaffee.

    Erst jetzt wurde ihr klar, dass sie in der Nacht arbeiten musste, dabei war sie jetzt schon so müde. Kurzentschlossen holte sie sich ihren Schlafsack aus dem Schrank (es war nicht das erste Mal, dass sie im Atelier schlief) breitete ihn auf dem Fußboden aus, stellte ihre MC auf wecken 19h30. Dann kuschelte sie sich in den Sack, machte mit der Fernbedienung das Licht aus und da war sie auch schon eingeschlafen.

    Unsanft wurde sie von einem langgezogenen piepen geweckt. Sie setzte sich auf, fuhr sich mit den Händen durch ihr Haar und stand auf. Wie immer räumte Calista schnell alles auf und bereitete sich konzentriert auf ihre neue Mission vor, außer den Reinigungsmitteln, verstaute sie noch eine Reinigungsmaske und Schuhüberzieher. Die Maske nahm sie mit um nicht auf den Überwachungskameras von Herrn Johnson erkannt zu werden. Sie war sich sicher dieser Herr hatte alles unter Kontrolle. Die Schuhüberzieher nahm sie mit, um den Marmorboden zu schützen. Ihre Arbeitsschuhe, waren vorne an der Spitze und hinten am Absatz mit Metall ausgestatten, was den Marmor zerkratzen würde.

    Mit einer V-Drohne und zwei Unterwasserroboter machte sie sich auf den Weg. Sie kam an einem Automaten vorbei, sie zog sich noch schnell einen Energieriegel und eine Tüte Erdnüsse mit Sonnenblumenkernen, gegrillt in Fischfett, eine Delikatesse für Pippo.

    Endlich ergab sich die Gelegenheit, ihre Idee sich an John Johnson zu rächen, in die Tat umzusetzen.
     
    Dernière édition: 24. Mai 2018
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  18. Thorswall

    Thorswall Mousquetaire

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    - Penses-tu que les grands vont accepter que je les entraîne ? Ça fait six ans déjà qu'on les soigne, qu'on les aide à apprendre dans beaucoup domaine. Il faut qu'ils passent à la vitesse supérieure si on veut qu'ils soient forts pour survivre !

    - Tu sais très bien qu'ils te suivront dans tout ce que tu leur proposes, car il te considère comme leur sauveur ! Kaelyn avait tout autant cette admiration pour tout ce qu'il apporte aux enfants surtout depuis qu'elle sait qu'il n'en a pas.

    - J'en sais rien, tu sais. Je les aime bien ces gosses et ils méritent plus que ce que leur donne la Tricité. Ils sont partis avec déjà un gros handicap : l'absence de parents ! Si je peux leur donner un peu de mon expérience pour qu'ils se fassent une vie alors je pourrais de nouveau me regarder dans une glace (il ne s'était toujours pas remis de ces massacres lors de cette révolte.).
    Lorsqu'il était rentré dans cette sécurité de la Tricité, seize ans auparavant, il avait de suite été confronté à la révolte des Rats... Mais la jeunesse aidant, il avait supporté ce qu'il s'était passé. Avec le recul et l'expérience, il a vécu différemment celle-ci et n'a pu rester avec cette vie-là.

    - Tu peux déjà te regarder dans une glace ! Tu as une belle âme, peu aurait fait ce que tu as déjà accomplis. Six ans que tu t'en occupes. Six ans que chaque jour, tu les nourris, tu les soignes, tu les éduques sans prendre un jour de repos !

    - Merci Kaelyn, tu es une vraie amie ! Tu sais que tu pourras aussi compter sur moi si tu en as besoin. Et je te rappelle que tu es toute aussi importante pour ces enfants.

    - De rien !

    Adossé à un pillier de la salle, Thorofeigr pensait à la suite de son apport pour les jeunes... Quoi faire pour qu'ils évoluent vers un avenir meilleur !
    - Les GRANDS!!!! Quand vous aurez fini de manger et ranger, vous venez me rejoindre dans la salle de musculation. Je vous y attends.
     
  19. Barbara99

    Barbara99 Laborantin

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    John Johnson
    L’impitoyable nuit tombe lentement sur moi, une fois de plus.
    Mes mains, vides de sang commencent déjà à trembler, plus rien ne me sera possible aujourd’hui, il est l’heure de descendre. Kerber doit déjà m’attendre dans le hall.
    - Pippo ! Tu t’es endormi sous un nénuphar, créature parfaite, je t’enferme jusqu’à demain.
    La nouvelle secrétaire a quitté son poste depuis un moment déjà, elle compte ses heures celle-là. Elle n’échappera pas à cette remarque. L’énorme masse de Kerber posée sur le marbre impressionne même les photocellules de l’ascenseur qui semblent se déclencher plus rapidement que pour un autre et avec une certaine appréhension. J’abhorre cette descente, plus de six cent étages me séparent du Naked Lunch, six cent étages qui me séparent de Michèle. Le silence et un éclairage trop agressif m'impose ce face à face dérangeant avec mon reflet alors qu'en arrière plan un éclat dans le miroir fait de Kerber un tricéphale dénué de toute émotion.
    Je veux seulement que cette porte s’ouvre sur les serres du -200 pour que je puisse rêver, rêver de toi. Les parois de l’ascenseur se resserrent sur moi, de plus en plus encastré dans un coin, accroupi, les poings serrés contre mes tempes. Une longue agonie jusqu’à ce qu'enfin la moiteur d’un environnement équatoriale s’engouffre dans la cage et me libère. L’étage est en fait une gigantesque plantation de yakruna avec des lampes à ultraviolets pour soleil et des brumisateurs pour maintenir le taux d’humidité à plus de quatre-vingt pourcent. Et c’est dans cet air suffocant que je retrouve mon oxygène comme une de ces milliers de grande feuilles vertes ovoïdes qui m’entourent. En quelques secondes ma chemise légèrement ouverte vient se coller à ma peau trempée de sueur. Je me dirige vers le carbet, le saloon, la pagode tout en bois qui flotte au centre de cet océan vert. Tremblant de tous mes membres je gravis les marches de l’entrée avec l’aide de Kerber. Sur une planche biseautée clouée au-dessus de la porte était inscrit en rouge Naked Lunch.
    Bloody Mary, derrière son comptoir, n’a pas remarqué mon entrée en effet un groupe de puceaux qui travaillaient au ministère de la moral avaient loué un compartiment. La chaman du lieu surveille toujours ce qui se passe derrière le rideau quand il y a de nouveaux clients d’autant plus qu’ils avaient commandés une de ses déesses de la fertilité. Moi-même intrigué par les mouvements de chaires de ces trois candirous je suis surpris par la violence qu’ils font subir à la jeune maya qui leurs était dédiée. Des hommes des premiers étages, si frustrés et complexés qu’ils se transforment en bêtes assoiffés de vices. Mais ici les rangs n’existent plus, il n’y a qu’une règle : il faut payer sa dose de rêve.
    Comme chaque jour je m’installe dans le hamac de mon compartiment et Bloody Mary m’apporte la malva yakruna. Deux ou trois gorgées pour ne plus trembler.
    - Kerber ! Le seau !
    L’élimination, il faut éliminer, vomir tout ce qu’on n'est pas. La chaleur, la transpiration gluante désagréable de la nuit inconfortable. Encore une gorgée. Mes jambes ne sont plus dans le hamac, c’est la déesse qui les a prise pour les vendre aux puceaux. Je dois accrocher mes bras au seau pour pas qu’on me les enlève. J’avance dans les feuilles, j’ai peur, j’ai peur, le serpent m’étreint il m’empêche de t’atteindre. Hahahaha hahahaha le serpent n’a pas de tête, le serpent n’a pas de tête. Une gorgée. Il faut remplir ma bouteille de yakruna, la malva yakruna. Vomir, être nu pour le voyage, plus de bagage, plus de langage pour que tu m’entendes. Particules intriquées, liées, même état, mort. “ Michèle assis près de toi, dans les cheveux ruban à peine quinze ans au cinéma gris. Endormis ensemble volaient dans le vent se moque de moi. C’est bien loin tout ça “. Boire encore, te voir encore, t’entendre dans le hurlement du piauhau. Avant tu m’as laissé chacun tout tes mouvements. Les morceaux de ta voix sur l’écorce. Gravé d’un sommeil absent. Couleurs, couleurs mauves partout. Étoiles se brisent. Tiens ma main, ne tombes pas, ne tombes plus. Un point rouge dans l’obscurité, si loin, inutile, inéluctable fin d’un commencement fantasmatique. Boire, boire, boire…
     
  20. LudmillaDc

    LudmillaDc Forgeur d'Or

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    La forêt de métal et de béton avait envahis le désert. Ils naviguaient à vue quand l'arche métallique leur était apparue. Cet abris de fortune était étrangement solide. Ils avaient scanné les parois après avoir mis au fond de la grotte d'acier leurs véhicules. L’entremêlement des poutres était compacte et suffisamment important pour ne laisser passer que peu de vent, juste de quoi les décoiffer alors que les motos commençaient à décoller du sol quelques minutes plus tôt. Les entraves ne bougeaient pas d'un pouce, ce que les tempêtes précédentes avaient pu arracher de ce bunker n'était plus là depuis longtemps. Les piliers quand à eux étaient profondément ancrés au sol au point que la machine avait buggé en arrivant à une profondeur de 180 mètres.
    Les parois indiquaient encore que leur cachette n'était autre qu'un étage de building que le sable avait engloutie. Par chance les partie supérieur principalement fait de fonte s'étaient arrachés puis tordu jusqu’à refaire un toit.

    Aucune connexion n'était envisageable, les phares des quads permettaient de ne pas se perdre dans la nuit artificielle de la tempête. Les éclairs zébrant le ciel n'était plus qu'une lueur lointaine au fond de leur nid.

    Carmine profita de cette pause dans leur périple mortel pour sortir le drone et connecter l'unité à sa tablette. L'engin se mit à vibrer mais nul possibilité de voir les précieuses images enregistrées. L'écran affichait "PASS DISC INVALIDE". En démontant la carlingue du STAR pour accéder au disque dur elle découvrit avec stupeur que celui-ci avait été remplacé.
    Les star drones était sous la responsabilité des chefs d'équipes d’expéditeurs ainsi que leur contenu. Le disque dur avait une étoile et un nom gravé par le chef, elle avait hérité de celui de son prédécesseur Ekart n'étant pas officiellement la chef . Y était inscrit "OUTSIDER" normalement. Elle connaissait par cœur le petit boîtier et le mot de passe attribué qui lui avait été confié. Mais ce n'était pas celui-ci. Là pas d'étoile même s'il ressemblait à celui d'un Star drone, et un prénom gravé : "MICHELE".
    La jeune femme se crue dans un cauchemar. La coïncidence du nom de sa mère gravé sur l'objet ne lui effleurait même pas l’esprit. Et la série de questions balaya toutes les autres pourtant vitales dans leurs situation : Pourquoi ma mère ? Quel mot de passe ? Pourquoi échanger avec son disque ? Quand avait-il pût le faire? et enfin qui ? QUI ?

    "QUIIIII ?" hurla t-elle ! Il était évident que ce ne pouvait être qu'un membre de son équipe et la colère ne lui permit pas de réprimer ce cri du cœur.
     

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