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[Jeu] D'un titre à un autre

  • Auteur de la discussion DeletedUser51867
  • Date de début

Lyuba

Parachutiste
La Sauvage
extrait

I

Solitudes que Dieu fit pour le Nouveau Monde,
Forêts, vierges encor, dont la voûte profonde
A d’éternelles nuits que les brûlants soleils
N’éclairent qu’en tremblant par deux rayons vermeils

(Car le couchant peut seul et seule peut l’aurore
Glisser obliquement aux pieds du sycomore),
Pour qui, dans l’abandon, soupirent vos cyprès ?
Pour qui sont épaissis ? ces joncs luisants et frais ?
Quels pas attendez-vous pour fouler vos prairies ?
De quels peuples éteints étiez-vous les patries ?
Les pieds de vos grands pins, si jeunes et si forts,
Sont-ils entrelacés sur la tête des morts ?
Et vos gémissements sortent-ils de ces urnes
Que trouve l’Indien sous ses pas taciturnes ?
Et ces bruits du désert, dans la plaine entendus,
Est-ce un soupir dernier des royaumes perdus ?
Votre nuit est bien sombre et le vent seul murmure.
Une peur inconnue accable la nature.
Les oiseaux sont cachés dans le creux des pins noirs,

Et tous les animaux ferment leurs reposoirs
Sous l’écorce, ou la mousse, ou parmi les racines,
Ou dans le creux profond des vieux troncs en ruines.
— L’orage sonne au loin, le bois va se courber,
De larges gouttes d’eau commencent à tomber ;
Le combat se prépare et l’immense ravage
Entre la nue ardente et la forêt sauvage.

Alfred de VIGNY
Recueil : "Les Destinées


 

Florn

Parachutiste
Il n'y a pas d'AMOUR heureux
L. Aragon

Rien n'est jamais acquis à l'homme
Ni sa force ni sa faiblesse ni son coeur
Et quand il croit ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux

Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Il n'y a pas d'amour heureux

Mais c'est notre amour à tous les deux
 

Anamatt

Ministre
Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme cestui là qui conquit la toison
Et puis est retourné, plein d'usage et raison
Vivre entre ses parents le reste de son âge
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison?
(Saison, reverrai-je le clos?)
Mais quand reverrai-je, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison?
Mais quand reverrai-je
Mais quand reverrai-je, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison?
Mais quand reverrai-je
(Quand reverrai-je?)
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison
Qui m'est une province et beaucoup davantage?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux
Que des palais romains le front audacieux
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin
Et plus que l'air marin la douceur angevine
Mais quand reverrai-je, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison?
Mais quand reverrai-je
Mais quand reverrai-je, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison?
Mais quand reverrai-je
(Quand reverrai-je?)
J'ai traversé les mers à la force de mes bras
Seul contre les dieux, perdu dans les marées
Retranché dans une cale et mes vieux tympans percés
Pour ne plus jamais entendre les sirènes et leur voix
Nos vies sont une guerre où il ne tient qu'à nous
De nous soucier de nos sorts, de trouver le bon choix
De nous méfier de nos pas et de toute cette eau qui dort
Qui pollue nos chemins soi-disants pavés d'or
Mais quand reverrai-je, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison?
Mais quand reverrai-je
Mais quand reverrai-je, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison?
Mais quand reverrai-je
Mais quand reverrai-je
Mais quand reverrai-je
(Quand reverrai-je?)
Mais quand reverrai-je
Source : LyricFind
Paroliers : Alain Luc Olivier Felix / Nadir Kouidri
 

Lyuba

Parachutiste
LA PAIX

Le noir démon des combats
Va quitter cette contrée
Nous reverrons ici-bas
Régner la déesse Astrée

O Paix! source de tout bien
Viens enrichir cette terre
Et fais qu'il ne reste rien
Des images de la guerre.

Chasse des soldats gloutons
La troupe fière et hagarde
Qui mange tous nos moutons
Et bat celui qui les garde.

Délivre ce beau séjour
De leur brutale furie
Et ne permet qu’à l'amour
D'entrer dans la bergerie.


Fais qu'avec le berger
On puisse voir la bergère
Qui coure d'un pas léger
Qui danse sur la fougère

Et qui du berger tremblant
Voyant le peu de courage
S'endorme, ou fasse semblant
De s'endormir à l'ombrage

Accorde à nos longs désirs
De plus douces destinées
Ramène
nous les plaisirs
Absents depuis tant d'années.

Étouffe
tous ces travaux
Et leurs semences mortelles
Que les plus grands de nos maux
Soient les rigueurs de nos belles

Et que nous passions les jours
Étendus
sur l'herbe tendre
Prêts à
conter nos amour
A qui voudra les entendre.

Jean de Lafontaine