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    Bienvenue à toutes et à tous. Que ceux dont les cœurs sont sincères et courageux les entraînent dans ce noble voyage à travers des bois périlleux et des champs perfides !
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    Forgiennes et Forgiens,
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Écritures princières

Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.

DeletedUser15083

Guest
Pas besoin d'alexandrins pour décrire une scène ou raconter une histoire... Quelques mots suffisent largement, et sont parfois tout aussi plaisants :)

J'ai (enfin) un peu de temps à perdre comme je veux, alors je risques de passer un peu plus régulièrement... Surtout si tu continues tes poèmes :)
 

prince eveque de Bâle

Mathématicien
Rêves d'été

Il dessine des étoiles, le regard tourné vers l’horizon
Nuit et jour ils viennent et s’en vont
Il regarde le ciel plein d’espoir
Mais il est souvent seul dans le noir


Dessins d’enfants qui s’envolent
Des bateaux en papier mâché
La mer pleure et se désole
Elle est le bourreau des oubliés


La terre les oublie, la mer les enterre
Comme dernier espoir, un enfer
Leurs reflets disparaissent de l’onde
Effacés du miroir du monde


Dans ses yeux il y a des étoiles
Devant lui, un arc-en ciel
Il a terminé sa toile
Il traverse le pont qui s’offre à lui dans le ciel…

Ses yeux d’enfants portent à présent la marque du temps. Il appuie sa main tremblotante sur une cane faite de bois flotté. Ce même bois qui a peut-être déjà traversé la mer. La mer, immense et dangereuse mais à la fois pleine de promesses. Durant toutes ces années, il les a vu partir de cette plage. Des jeunes, des vieux, des petits, des grands. Il ne les a jamais revu. Où sont-ils à présent, que font-ils ? Aucune idée. Encore une fois, ils semblent livrés à l’indifférence du monde.

Mais souvent, un gilet de sauvetage parvenait jusqu’au rivage, des colliers, des dessins. Et tout le monde comprenait. Il a longtemps cherché la réponse à ses questions dans l’horizon, dans le ciel, dans les étoiles. Mais il n’était jamais parvenu au bout du dessin sur lequel il dessinait ses rêves et ses certitudes.

Il jette un dernier regard à sa table de travail. La toile d’araignée, le labyrinthe sans issues qu’il a dessinés. Il regarde une dernière fois l’horizon, puis il fait ce dont il a toujours rêvé. Il grimpe sur l’arc-en-ciel qui l’amènera vers une terre inconnue, énigmatique et pleine de mystère. De là-haut, ilvoit la mer sa vieille compagne qui semble le saluer en rugissant. Il voit la terre, les barbelés, la mort, la violence, la haine. Il voit les hommes froids, inhumains et sans coeur.

Il n’y avait pas de solution. Face à l’indifférence du monde, il rejoint ceux que ce dernier a oublié. Il grimpe en haut de cet arc-en-ciel et il vole au dessus de ce monde et de ses barrières.

Naviguant dans les mille couleurs de l’arc-en-ciel, il dit adieu à l’obscurité.
 

prince eveque de Bâle

Mathématicien
Plumes orphelines


Mais où sont donc passés ces illustres virtuoses

Les plumes sont posées, elles ne s’envoleront plus...

Les parchemins oublieront poésie et proses

Le temps emportera leurs souvenirs perdus...


Venez donc rapporter ses plumes au divin phénix

Qui explosera sans doute dans un soleil de feu

Mais à son réveil peut-être annoncera-t-il

Le début d’une ère nouvelle, d’un nouvel Âge d’Or...


En attendant, venez avec moi pleurer les plumes orphelines
 

prince eveque de Bâle

Mathématicien
Chers lecteurs vous l’avez peut-être compris, c’etait une introduction, le début d’une nouvelle histoire, n’ayez pas peur, plongez au cœur de la tempête, soyez intrigués mais jamais apeurés, tout à la fin, il y aura toujours chaleur et lumière
Plongez :D :D :D


AaAaAaAaAaAaAaA


.....AaAmnésieAaA.....


.....Abominable abîme.....

Abysses

Abruptes


abri assiégé

aveugle abandon


Absolue Absence
 

prince eveque de Bâle

Mathématicien
Merci beaucoup Loup :D quel beau compliment :o Voici donc la suite des 3 petits poèmes précédents :)


A...A comme Alcool
Alcools...alcool...Non!

Butch se réveillait difficilement, victime d’un profond mal de crâne. Il était couché sur un sol en pierre, en haut d’une vieille tour. Le soleil était déjà haut dans le ciel et des rayons traversaient les interstices du mur de briques.

Aveuglé par la lumière, il entreprit non sans peine de se rendre jusqu’au balcon. Il s’appuya avec prudence contre la vieille balustrade et laissa son regard se perdre dans l'horizon...Loin au large, dans la mer qui lui faisait face et alors il retrouvait peu à peu son allure royale qu'il aimait se donner du haut de son balcon.

Il sortit alors du tiroir d'une petite commode, une longue plume qui semblait avoir appartenu à un rapace. Il avait besoin d'écrire. Il s'était perdu trop longtemps...Une fois de plus...une fois de trop. Il se jura de ne plus jamais céder à ses vieux démons, sans grande conviction car il avait déjà trahi cette même promesse si souvent.

Butch prit alors un morceau de papier dans la même petite commode et entrepris de retrouver le plaisir de la création. Il regarda encore quelques instants l'étendue de la mer, ferma les yeux et retrouva ce monde qui lui avait tant manqué.

"Quand la nuit enlace le jour
Quand le ciel semble brûler
Sur un sol froid je suis couché
Et je rêve, du haut de cette vieille tour

Je m'envole maladroitement dans le ciel
J'ai peur mais je me sens pousser des ailes
Dans une traînée rouge et or, je monte jusqu'au soleil
Enfin je m'arrête et m'émerveille

Le soleil est là, étincelant astre du jour
La lune aussi, ravissante et pâle
Je deviens messager de leurs amours
Et les étoiles se rassemblent en chorale..."


Ces vers qui résonnaient dans sa tête contrastaient avec l'absolu silence de la vieille tour en ruine où il aimait se réfugier quand il faisait beau et chaud. De tous les endroits qu'il pouvait fréquenter sans subir la colère de la police et des citadins, c'était celui qu'il préférait.

La nuit commençait à faire son apparition et Butch avait terriblement faim. Il y avait longtemps qu'il n'avait plus rien mangé...
 
Dernière édition:

prince eveque de Bâle

Mathématicien
Une multitude d’ombres attend en silence
Vêtues de longues capes, mornes et grises
Transpercées par une lourde méfiance
Seules, le long de cette banquise.

Elles se raccrochent au miroir de leur vie
Celui qui les déforme et les embellit
Hypnotisées, en plein bal masqué
On entend plus l’oiseau, qui se met à chanter.

Vole, vole ! petit rossignol

Là haut dans le ciel, il accroche à ses ailes
Les remords oubliés des ombres d’ici-bas
Leur ronde silencieuse, désormais éternelle
Un abîme quotidien, qui les emportera...
 

prince eveque de Bâle

Mathématicien
Ode à Toi

L’Hiver mord le quai solitaire
Manteau noir, agité par le vent
Le cœur qui s’accélère
Sujet à mille tourments

Sous les bourrasques, hier soir
J’ai tant cherché les mots
Triste devant le miroir
Peur de tomber de haut

Puis vient l’évasion
Des rêves inaccessibles
Une si forte passion
À l’encre invisible...

Le réveil sonne, comme à son habitude
Avant l’aube qui dort encore
Dans la folie pendulaire, plein d’incertitudes
Je rejoins le quai et son trésor

Le silence est d’or
Multitude d’inconnus
Un bruit lourd et fort
Les portes s’ouvrent, je m’avance, abattu

Ainsi tombe ma sentence
Tel un condamné, destiné à souffrir
J’y pense, j’y pense, j’y pense.

Un dernier regard, un dernier soupir
La fenêtre large et froide
Reflète son sourire. Et mon dieu quel sourire.

Je l’entends arriver, le soleil s’est levé.
 

prince eveque de Bâle

Mathématicien
Demain

Le roi Soleil disparaît derrière la colline
Crépuscule.
Laissant derrière lui des feux qui assassinent
Canicule.
Il ne reste plus que des ruines

Là, au milieu de nulle part, se tient un vieillard
Combien d’années a-t-il senti passer?
Combien de fois a-t-il entendu dire « c’est trop tard »?
Maintenant il est seul. Seul pour pleurer

Devant lui, des roches encore incandescentes
Une terre souillée et hostile
Il voudrait crier au firmament
Mais il doit rester immobile

Il pleure le vieux saule, il pleure
Ses racines ne peuvent plus le nourrir
Bientôt ce sera son heure
Au fond, il a hâte de mourir

Soudain une étincelle jaillit de l’océan de feu
C’est un phénix qui se met à chanter:
« Pan est mort, c’est la fin de la Nature et de son dieu »
Puis dans une explosion d’étincelles, il meurt dans le ciel de fumée

Les vieilles branches du saule se mettent à brûler
Alors que le feu le ronge et qu’il se laisse aller
La Vie s’envole vers d’autres réalités
Vers ceux qui la méritent et savent la respecter.
 
Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.
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